Front des Forces Démocratiques
جبهة القوى الديمقراطية
Résultats nationaux
sièges
2
0,5 % · 395
·
- Circonscriptions
- 0
- Listes régionales
- 2
- Score
- 0,9 %
Partis membres
- FFD
Direction et rôle parlementaire
Direction
Mustapha Benali
Rôle parlementaire
Sièges par région
Programme 2026–2031
Le Front des Forces Démocratiques (FFD) présente pour les législatives de 2026 un contrat global axé sur « l'État protecteur » et la refonte du pacte social. Le programme s'articule autour de l'institution d'un « revenu de dignité » inconditionnel, de la mobilisation des jeunes diplômés chômeurs pour l'alphabétisation et le numérique, de la protection de la famille et l'accès au premier logement, de la fin définitive de l'emploi contractuel dans l'enseignement, ainsi que de l'appui aux TPME et du redressement des indicateurs socio-économiques à l'horizon 2031.
Engagements phares
Atteindre un taux de croissance économique annuel de 5,6 %Difficile
الاقتصاد والنمو
Le PIB réel a progressé de 4,9 % en 2025, mais la croissance non agricole n’a été que de 3,9 %. Le scénario central du FMI reste autour de 4,0 % à 4,5 % par an jusqu’en 2031. Atteindre 5,6 % en moyenne demanderait un dépassement durable de ce scénario, dans un contexte d’aléas agricoles et extérieurs.
Créer un million d'emplois et réduire le chômage à 8 %Difficile
التشغيل وسوق العمل
Créer un million d’emplois nets en cinq ans impose une moyenne de 200 000 par an. Cela est proche des 193 000 emplois créés en 2025, mais doit être maintenu chaque année, avec une participation au marché du travail qui peut augmenter. Depuis 2026, le HCP utilise une nouvelle mesure du chômage : l’ancien taux de 13 % n’est pas directement comparable.
Réduire la dette publique de 15 points et limiter la dette du Trésor à 52 %Non réalisable
المالية العمومية والمديونية
Avec une dette publique globale projetée à 77,5 % du PIB en 2026, une baisse de 15 points implique 62,5 % en 2031, soit 3 points par an. Le scénario FMI place la dette de l’administration centrale budgétaire à 60,5 % en 2031, encore 8,5 points au-dessus du plafond de 52 %. Il faudrait une consolidation bien plus forte.
Porter le budget de la recherche scientifique à 1,4 % du PIBDonnées insuffisantes
البحث العلمي والابتكار
La promesse ne précise pas si 1,4 % du PIB vise le budget de l’État ou la dépense nationale totale de R-D. La dernière série internationale comparable trouvée pour le Maroc s’arrête à 2010, à 0,66 % du PIB. Le budget 2026 de l’enseignement supérieur ne fournit pas, à lui seul, une mesure nationale de R-D. Le point de départ 2026 reste indéterminé.
Instaurer le « revenu de dignité » pour chaque citoyen de la naissance à la mortDonnées insuffisantes
الحماية الاجتماعية
La promesse donne un droit universel permanent mais ne fixe ni montant individuel ni périodicité claire pour les 46 MMDH. Même versés intégralement chaque année, ils ne représenteraient qu’environ 105 DH par mois par citoyen selon la population marocaine recensée en 2024. Sans paramètres financiers et inventaire des dépenses transférables, une conclusion robuste n’est pas possible.
Éradiquer totalement la pauvreté matérielle aiguë (0 %)Données insuffisantes
محاربة الفقر
La promesse ne définit pas la « pauvreté matérielle aiguë », son seuil, sa population ou sa méthode de mesure. Le HCP publie plusieurs indicateurs différents : pauvreté monétaire extrême, pauvreté monétaire nationale et pauvreté multidimensionnelle. L’aide sociale directe montre une capacité de versement, mais ne mesure pas le résultat promis.
Mobiliser 150 000 jeunes diplômés pour l'alphabétisation et le numérique à 5 000 DH/moisDifficile
محو الأمية والتشغيل
Les salaires de 150 000 personnes à 5 000 DH par mois absorbent déjà 9 MMDH par an, avant cotisations, formation, équipement et encadrement. Le programme peut être déployé dans le mandat, mais son financement et sa capacité de supervision sont très contraints, surtout si les 150 000 contrats sont simultanés.
Verser une prime directe de naissance pour chaque nouveau-néDonnées insuffisantes
دعم الأسرة
Une prime de naissance ciblée existe déjà, mais elle concerne la première et la deuxième naissance de familles remplissant les conditions du soutien social direct. La promesse vise chaque nouveau-né sans préciser le montant, les règles ni la durée des 3,5 MMDH partagés avec les allocations familiales. Ces éléments empêchent de chiffrer la charge et d’évaluer solidement sa réalisation.
Prolonger le congé de maternité à 16 semaines rémunérées à 100 %Possible
قوانين الشغل والأسرة
Passer de 14 à 16 semaines ajoute deux semaines rémunérées par naissance couverte. Le Maroc finance déjà le congé de maternité à 100 % par l’assurance sociale, ce qui rend l’extension législative envisageable avant 2031. Toutefois, aucun chiffrage public récent des dépenses et naissances indemnisées n’a été établi ici ; une étude actuarielle CNSS reste nécessaire.
Étendre le congé de paternité à 15 jours et le généraliser au secteur privéPossible
قوانين الشغل والأسرة
Dans le privé, le congé lié à une naissance est de trois jours rémunérés. Passer à 15 jours ajoute 12 jours par naissance. Une modification du Code du travail et une règle de financement claire peuvent être adoptées pendant le mandat, mais le coût réel dépend du nombre de pères éligibles et des salaires assurés, non précisés dans le programme.
Instaurer un congé parental flexible partagé durant la première annéeDonnées insuffisantes
الرعاية الأسرية
Un droit flexible et non rémunéré, ou de durée limitée, peut être créé avant 2031. En revanche, la promesse ne précise ni durée transférable, ni rémunération, ni bénéficiaires, ni financement. Les données disponibles montrent déjà 52 semaines de congé parental non payé et aucune part réservée aux pères : le coût d’un nouveau droit payé ne peut pas être établi.
Garantir la réversion de la pension de retraite à hauteur d'au moins 80 %Difficile
التقاعد والحماية الاجتماعية
Porter la réversion à 80 % est juridiquement envisageable, mais suppose des réformes de plusieurs régimes et un financement durable. Les déséquilibres des retraites publiques rendent l’opération exigeante. Les données publiques ne permettent toutefois pas de chiffrer de façon fiable le surcoût national ni de vérifier si les 2 milliards de DH sont annuels ou ponctuels.
Adopter le quotient familial fiscal pour le calcul de l'impôt sur le revenuPossible
العدالة الجبائية
Le système actuel accorde une réduction de 600 DH par personne à charge, plafonnée à 3 600 DH, sans quotient familial. Un quotient peut être créé par réforme fiscale dans le mandat, mais sa formule, son coût, son effet redistributif et les règles pour les ménages séparés ou recomposés ne sont pas précisés.
Déduire les frais d'éducation, de garde d'enfants et de santé de l'assiette fiscalePossible
العدالة الجبائية والتعليم والصحة
Le CGI prévoit aujourd’hui une réduction d’impôt de 600 DH par personne à charge, plafonnée à 3 600 DH; ce n’est pas une déduction des frais réels de l’assiette taxable. Une loi de finances peut créer des déductions plafonnées pour l’éducation, la garde et la santé, mais le programme ne détaille ni plafonds ni coût vérifiable.
Exonérer le premier logement des frais d'enregistrement et de conservation foncièrePossible
السكن ودعم الشباب
L’exonération peut être votée et appliquée durant 2026-2031. Mais le programme ne fixe ni plafond de prix, ni nombre de ménages, ni règle contre le cumul avec d’autres aides : son coût réel reste ouvert. Elle est envisageable si la loi de finances définit un premier achat vérifiable, un plafond et une compensation annuelle des recettes perdues.
Octroyer des prêts à taux zéro (0 %) pour le premier logement des nouveaux mariésDifficile
السكن والتمويل
Le dispositif peut être mis en place, mais il est exigeant. Le taux immobilier observé ne mesure pas forcément le crédit d’apport, et le programme ne précise ni montant, ni durée, ni nombre de prêts, ni coût de la déduction d’IR. Sans plafonds stricts, budget séparé et accord effectif des banques, l’engagement budgétaire peut rapidement dépasser l’enveloppe annoncée.
Faire bénéficier 300 000 nouveaux ménages de l'accès au premier logementDifficile
قطاع السكن
À la composition des aides publiée en 2025, une aide moyenne est d’environ 81 100 DH. Financer 60 000 dossiers par an coûterait environ 4,866 MMDH, soit 666 MDH de plus que 4,2 MMDH. La cadence visée est aussi supérieure au rythme mensuel publié. Les données officielles comptent des bénéficiaires, sans établir une équivalence parfaite avec les ménages.
Mettre fin au statut contractuel et intégrer les enseignants dans la fonction publiqueDifficile
التعليم والوظيفة العمومية
Un statut commun couvre déjà les personnels du ministère et les cadres statutaires des AREF, mais il ne réalise pas à lui seul leur transfert vers la fonction publique centrale. Une bascule complète en cinq ans reste envisageable, à condition de modifier les textes, fiabiliser les dossiers et sécuriser paie, retraite et continuité scolaire.
Réduire le décrochage scolaire de moitié grâce à l'appui social et la restaurationDifficile
محاربة الهدر المدرسي
Réduire de moitié le décrochage est un objectif très ambitieux sur cinq ans. Le repère officiel disponible est ancien : 5 % et 334 664 élèves en 2021-2022. Les services sociaux existent mais restent inégalement étendus. Le résultat suppose une base 2025-2026 publiée, un suivi individuel et une hausse durable du transport, de la restauration, de l’internat et du soutien pédagogique.
Réhabiliter 80 % des établissements scolaires et les équiper en numériqueDifficile
البنية التحتية التعليمية
Sur le parc public recensé en 2024-2025, atteindre 80 % signifie équiper et réhabiliter au moins 9 807 établissements, soit environ 1 962 par an. La connectivité et l’équipement numérique de base sont déjà étendus, mais ils ne démontrent pas la présence simultanée de laboratoires et d’équipements sportifs et culturels. Le financement et le standard de conformité restent imprécis.
Allouer 32 milliards de dirhams supplémentaires à l'école publiquePossible
تمويل التعليم
En retenant 32 MMDH comme un supplément cumulé sur cinq exercices, l’effort moyen est de 6,4 MMDH par an. C’est inférieur à la hausse de 11,495 MMDH inscrite pour l’éducation dans le PLF 2026. Le montant est mobilisable si les recettes et redéploiements annoncés sont réels, additionnels et votés chaque année.
Réserver 30 % à 35 % des marchés publics aux PME et TPE nationalesPossible
الصفقات العمومية والمقاولات
Le cadre actuel réserve déjà 30 % du montant prévisionnel annuel des marchés à des TPME et catégories assimilées : cela atteint le bas de la fourchette annoncée. Passer à 35 % exige une hausse réglementaire et un suivi des attributions effectives. Aucun élément indépendant vérifié ici ne démontre que 35 % des montants ont déjà été effectivement attribués.
Créer la « Banque de Souveraineté pour l'Investissement » pour les start-upsPossible
الاستثمار وتمويل المقاولات
Créer et mettre en service un prêteur public agréé pendant cinq ans est réalisable si son mandat, ses fonds propres, sa gouvernance et l’agrément de Bank Al-Maghrib sont finalisés. La promesse ne donne toutefois ni capital initial, ni volume de prêts, ni taux, ni calendrier. Son ampleur et son effet ne peuvent donc pas être évalués. L’articulation avec Tamwilcom et le FM6I doit être claire.
Créer une passerelle d'intégration avec impôt allégé sur 3 ans pour l'informelPossible
إدماج القطاع غير المهيكل
La création d’un régime transitoire fiscal de trois ans est réalisable avant 2031, car le Maroc dispose déjà de régimes simplifiés pour les auto-entrepreneurs et la contribution professionnelle unique. Mais la promesse ne donne aucun objectif d’adhésion : elle permet d’évaluer la mise en place du corridor, pas son effet réel sur la formalisation de 2,03 millions d’unités.
Réduire les délais de paiement des marchés publics à 30 jours pour 90 % des marchésDifficile
مناخ الأعمال والصفقات العمومية
En 2024, le délai moyen des marchés de l’État et des collectivités était de 25,7 jours, mais les collectivités restaient à 31 jours. Une moyenne ne permet pas de savoir si 90 % des factures sont réglées en 30 jours. Atteindre ce seuil dans tout le périmètre exigera des données de conformité, des crédits de paiement disponibles et une exécution uniforme.
Porter le taux de participation économique des femmes à 35 % d'ici 2031Difficile
المناصفة وإدماج المرأة
Le HCP mesure un taux de participation des femmes de 18,1 % au T2 2026 avec sa nouvelle enquête, non directement comparable à l’ancienne série. À population féminine d’âge actif constante, atteindre 35 % impliquerait environ 2,36 millions de participantes supplémentaires en cinq ans. L’ampleur exige des changements nationaux très rapides.
Allouer 28 milliards de DH à la santé et inscrire 80 % dans les soins primairesDifficile
قطاع الصحة
L’ajout moyen de 5,6 MMDH par an est d’une taille budgétaire soutenable, mais inscrire 80 % de la population en soins primaires est une transformation opérationnelle majeure. Les centres et groupements sanitaires sont en cours de déploiement; il faut toutefois une base de départ publiée, des équipes, des systèmes interopérables et des délais de soins mesurés.
Lancer le dispositif « Garantie Jeunesse » sous 4 mois de chômageDonnées insuffisantes
تشغيل الشباب
Une garantie universelle sous quatre mois exige de connaître le flux des moins de 30 ans devenant chômeurs, les offres effectives et les délais d’accès. Ces séries ne sont pas publiées de manière suffisante pour chiffrer la capacité nécessaire. Les données disponibles confirment une forte vulnérabilité des jeunes, mais les NEET comprennent aussi beaucoup d’inactifs et ne peuvent pas être assimilés aux bénéficiaires à servir.
Mobiliser 30 milliards de DH pour l'eau et l'énergie et réduire les pertes de 10 pointsDifficile
الماء والطاقة
Avec un rendement national de 78 % en 2024, réduire les pertes de dix points signifie, si l’expression est absolue, passer à 88 % de rendement. Cela demande un gain moyen de deux points par an pendant cinq ans. Les 30 milliards de DH couvrent aussi l’énergie et leur répartition n’est pas précisée. L’effort est important malgré des investissements publics déjà élevés dans l’eau.
Réutiliser 50 % des eaux usées traitées à l'horizon 2031Difficile
الأمن المائي والبيئة
Le Maroc réutilisait environ 52 à 53 millions de m³ par an en 2024, tandis que le programme public visait 100 millions en 2027. La référence disponible de 7 % porte sur toutes les eaux usées urbaines, pas seulement sur les eaux traitées : elle ne permet pas de mesurer directement l’écart vers 50 %. Les retards réglementaires, les réseaux de transport et le financement rendent l’objectif exigeant.