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Lettre · FGD

Alliance de la Gauche

تحالف اليسار

Résultats nationaux

sièges

8

2,0 % · 395

·

Circonscriptions
3
Listes régionales
5
Score
2,8 %

Partis membres

  • FGD
  • PSU

Alliance

Direction et rôle parlementaire

Direction

Direction collégiale FGD · PSU

Rôle parlementaire

Opposition

Sièges par région

Programme 2026–2031

Ce programme commun de la Fédération de la Gauche Démocratique et du Parti Socialiste Unifié pour les législatives de 2026 présente un projet fondé sur la monarchie parlementaire, l'État de droit, l'amnistie des détenus d'opinion et l'incrimination de l'enrichissement illicite. Sur le plan économique et social, il prévoit une rupture avec l'économie de rente à travers la souveraineté alimentaire, énergétique (relance de la Samir) et hydrique, un SMIG/SMAG harmonisé à 5 000 DH net à l'horizon 2029, la revalorisation des retraites et des services publics (santé sans « droits fermés », éducation à 6 % du PIB), financé par un pacte de redistribution fiscale et de souveraineté mobilisant 162 milliards de dirhams par an d'ici 2031.

Engagements phares

Amnistie générale et immédiate pour les détenus d'opinion et des mouvements sociaux dès les 100 premiers joursDifficile

الحريات العامة والعدالة الانتقالية

L’amnistie générale relève de la loi et le projet de loi d’amnistie est délibéré en Conseil des ministres. Des libérations complètes et l’extinction des poursuites en 100 jours exigent un texte prêt, un accord institutionnel et une liste vérifiée des dossiers dès le premier jour. Le programme ne fournit ni définition juridique ni effectif.

Incrimination de l'enrichissement illicite dans le Code pénalDifficile

مكافحة الفساد وتخليق الحياة العامة

Le Maroc dispose déjà de déclarations de patrimoine et d’outils de saisie et de recouvrement, mais des lacunes officielles subsistent dans le traçage et la gestion des avoirs. Une réforme pénale peut aboutir en cinq ans, à condition d’encadrer les présomptions, d’interconnecter les données et de renforcer les capacités judiciaires et administratives.

Création de la Société Nationale d'Équipement IndustrielDonnées insuffisantes

الصناعة الوطنية

Le Maroc dispose d’une voie juridique et institutionnelle pour créer et encadrer une entreprise publique. Mais la promesse ne fixe aucun objectif mesurable pour les composants, la production, les sites, le capital, l’emploi, les partenaires technologiques ou les ventes. La création juridique peut être évaluée ; les données sont insuffisantes pour tester une véritable capacité de conception et de fabrication avancée d’ici 2031.

Création d'une Banque Publique d'Investissement pour les PME productivesDifficile

التمويل والاستثمار

Le Maroc dispose déjà d’instruments publics de garantie et de financement des TPME, ce qui permet de créer un véhicule d’investissement en cinq ans. Toutefois, la promesse ne précise ni le périmètre de fusion, ni le capital, ni le volume de prêts, ni les critères d’accès, ni le coût récurrent de taux proches de zéro. La fusion et les crédits très bonifiés exigeraient une gouvernance solide, une gestion des risques et un mécanisme de subvention financé.

Généralisation du semis direct sur 1 million d'hectares et prix de référence agricolesDonnées insuffisantes

السيادة الغذائية والفلاحة

Le gouvernement prévoyait près de 260 000 hectares en semis direct pour 2024/2025 et visait un million d’hectares en 2030. Cela soutient la faisabilité technique, sans constituer un niveau réellement atteint et vérifié. Sans cultures, volumes éligibles ni formule de prix, il est impossible de tester si 3,5 MMDH couvrent des garanties de prix potentiellement ouvertes.

Réforme des licences de pêche hauturière par appels d'offres et débarquement nationalDifficile

الصيد البحري

L’administration publie déjà une liste de navires hauturiers agréés et dispose d’outils de débarquement et de traçabilité. Transformer toutes les licences en appels d’offres temporaires avec débarquement national exige toutefois une transition juridique licence par licence, des règles applicables et une capacité portuaire et industrielle démontrée. Les données publiques ne chiffrent pas la charge totale.

Raccordement de 90 % des douars à l'eau potable au réseau fixeDonnées insuffisantes

تنمية العالم القروي

La base publiée mesure l’accès de la population rurale à l’eau potable, et non la proportion de douars raccordés aux réseaux fixes visés par la promesse. L’accès peut passer par des bornes-fontaines ou des branchements individuels, et les données disponibles ne donnent pas un décompte national actuel par mode de desserte. Sans ce dénominateur, les raccordements supplémentaires, le calendrier et le coût ne peuvent être évalués sérieusement.

Loi-cadre interdisant les coupures d'eau potable pour raisons financièresDifficile

العدالة المائية

La loi actuelle reconnaît l’accès à l’eau, mais n’interdit pas généralement les coupures pour impayé. Des règles d’opérateurs permettent la résiliation après arriérés. Une réforme sur cinq ans est possible, mais protéger les ménages tout en maintenant la solvabilité des services exige un ciblage, une compensation et une source de financement vérifiée. La recette tarifaire annoncée de 2,5 Md DH par an n’est pas établie.

Arrêt immédiat des subventions aux cultures d'exportation hydro-voresDifficile

العدالة المائية والتدبير الفلاحي

Le Maroc a déjà exclu l’avocatier et la pastèque d’un dispositif d’aide à l’irrigation localisée. Étendre l’exclusion et arrêter les nouveaux projets subventionnés est administrativement plausible. Mais la promesse est plus large : toutes les aides pertinentes, les fruits rouges, trois bassins et le réexamen des autorisations existantes. Leur nombre et leur statut juridique ne sont pas publics dans les éléments examinés.

Traitement de 80 % des eaux usées urbaines et réutilisation d'au moins 50 % d'ici 2031Difficile

تدبير المياه والبيئة

La contrainte principale est la réutilisation. Si 80 % des eaux usées urbaines sont traitées et qu’au moins la moitié est réutilisée, la réutilisation doit atteindre 40 % du total. La Cour des comptes relève seulement 7 % fin 2024 et un objectif national d’environ 14 % en 2027, avec des lacunes réglementaires et de gouvernance. Une accélération majeure serait nécessaire après 2027.

Reprise et relance de la raffinerie la Samir via 15 % de la TIC sur les carburantsDifficile

السيادة الطاقية

Une relance de la Samir avant 2031 est concevable, mais dépend d’une nouvelle cession approuvée par le tribunal, d’une réhabilitation importante et d’un financement au-delà de la quote-part de TIC. Au rythme des recettes de fin 2025, 15 % de la TIC énergétique procureraient environ 15,7 MMDH sur 2027-2031 ; aucun montant ferme n’est prévu pour l’emprunt énergétique.

Instauration d'une taxe carbone nationale de 100 DH/tonne dédiée à la transition industriellePossible

الجباية البيئية والانتقال الطاقي

Un taux de 100 DH par tonne correspond au haut de la fourchette déjà envisagée pour une taxe carbone marocaine graduelle. Le système nécessite encore une loi fiscale, des données d’émissions vérifiées et une décision contraignante d’affecter les recettes à l’industrie. L’estimation officielle disponible est de 2,7 à 3,0 milliards de DH par an, et non 4,0 milliards : le montant promis reste donc incertain.

Reboisement et réhabilitation de 100 000 hectares de forêts par anDifficile

البيئة والغابات

La stratégie nationale prévoyait une montée en cadence vers 100 000 hectares par an en 2030, non le maintien de ce rythme dès 2026. Atteindre la cible chaque année demanderait une accélération précoce majeure, des accords fonciers et de bons taux de survie en période de sécheresse. Le financement annoncé est important, mais aucun plan d’exécution chiffré et vérifié n’a été trouvé.

Interdiction légale absolue de la surveillance biométrique et de la reconnaissance faciale publiquePossible

الحريات الرقمية والحقوق

Un mandat de cinq ans suffit pour adopter une interdiction si une majorité parlementaire la soutient. La CNDP est passée d’un moratoire temporaire à un cadre pouvant autoriser des traitements de reconnaissance faciale : la loi devrait donc déroger à ce cadre ou l’harmoniser. Le nombre de systèmes en espace public à retirer ou reconfigurer n’est pas établi publiquement.

Paiement des marchés publics sous 45 jours avec pénalités automatiques de retardPossible

دعم المقاولة الصغرى والمتوسطة

Un plafond de 45 jours est atteignable, car les délais moyens publiés étaient déjà inférieurs en 2024. Mais une moyenne ne garantit pas le règlement à temps de chaque facture éligible. Les pénalités automatiques et la responsabilité personnelle exigent des garanties juridiques et des systèmes interopérables chez tous les payeurs. La mesure est réalisable si chaque facture concernée est suivie et si les intérêts de retard sont financés.

Impôt progressif de solidarité sur la fortune dès la troisième annéeDifficile

العدالة الجبائية

Le lancement en 2028 est concevable juridiquement et techniquement, mais il ne laisse que deux années de préparation pour bâtir un registre dépassant largement les titres fonciers. Le pays dispose de données foncières importantes, sans qu’une mesure publiée n’établisse un registre exhaustif des patrimoines imposables ni ne valide le rendement annoncé. La réalisation dépend d’une législation, d’échanges de données, d’évaluations et de contrôles exceptionnellement rapides.

Exonération totale (TVA à 0 %) sur les médicaments, produits de base et énergie domestiqueDonnées insuffisantes

القدرة الشرائية والجباية

Modifier la TVA par une loi de finances est juridiquement direct, et les médicaments bénéficient déjà d’une exonération avec droit à déduction. Mais la promesse ne définit ni le panier essentiel, ni les dispositifs médicaux, ni la première tranche d’énergie domestique, ni le sens de « 0 % » pour chaque produit. Sans cette assiette, les 9,5 MMDH annuels et l’ajustement budgétaire nécessaire en 2027 ne peuvent être évalués indépendamment.

Hausse du budget de l'éducation et de l'université à 6 % du PIB d'ici 2031Possible

المدرسة العمومية

Le PLF 2026 prévoit 97,107 MMDH pour l’éducation nationale et le préscolaire, et 17,315 MMDH pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. Rapporté à un proxy de PIB du T1 2026 annualisé, cela représente environ 6,55 %. Atteindre 6 % en 2031 est plausible si le même périmètre est conservé et si les crédits suivent le PIB nominal.

Plafonds obligatoires des effectifs à 24 élèves en primaire et 30 en secondaireDifficile

المدرسة العمومية

Les moyennes nationales dépassent les deux plafonds : 25,4 élèves par classe au primaire et 34,7 au secondaire. À effectifs constants, le déficit agrégé est d’environ 8 417 groupes au primaire et 14 234 au secondaire. Les recrutements et constructions programmés montrent une certaine capacité, mais respecter les plafonds dans chaque école tout en supprimant les classes rurales multigrades impose une exécution locale rapide et rend le calendrier exigeant.

Recrutement de 10 000 enseignants-chercheurs et hausse de la R&D à 1,2 % du PIBDifficile

التعليم العالي والبحث العلمي

Les objectifs peuvent être poursuivis en cinq ans, mais exigent une forte accélération. Ajouter 10 000 personnes implique 2 000 recrutements nets annuels, alors que la base publiée des universités publiques est d’environ 16 500 et qu’une part importante approche de la retraite. Le relèvement de la R&D de 0,4 point de PIB exige aussi un financement pluriannuel durable. Le financement fiscal proposé n’est ni chiffré ni garanti indépendamment.

Programme de garantie d'emploi pour 150 000 jeunes au salaire minimum ou formationDonnées insuffisantes

التشغيل وحقوق الشغيلة

La population ciblée est suffisamment nombreuse et le Maroc a l’expérience de programmes d’emploi temporaire. Mais la promesse ne précise ni la durée de chaque emploi ou formation rémunérée, ni le décompte de 2030, ni la répartition des 11,6 MMDH. Ces éléments déterminent si le financement couvre des parcours courts ou une garantie plus longue ; la faisabilité sur cinq ans ne peut donc pas être tranchée.

Présomption légale de salariat pour les travailleurs des plateformes numériquesDifficile

حقوق الشغيلة

Une modification du Code du travail peut créer une présomption de salariat en cinq ans. Son application automatique aux plateformes de livraison, de mobilité et de services exige toutefois un champ clair, l’affiliation à la CNSS, des inspections et le traitement des litiges. Les sources officielles confirment un problème réel de statut et de protection, sans établir le nombre de travailleurs couverts ni valider le gain annoncé de 3,5 milliards de DH de cotisations.

Suppression inconditionnelle des « droits fermés » à l'Assurance Maladie ObligatoireDifficile

الصحة العمومية والتغطية الصحية

Changer la règle est possible sur un mandat, mais son application est exigeante. En 2024, l’AMO des non-salariés a enregistré 1,343 Md DH d’encaissements contre 1,633 Md DH de décaissements. La suppression des suspensions liées au paiement nécessiterait un recouvrement fiable et un financement clair ; aucun décompte national vérifié des droits fermés n’a été trouvé.

Hausse générale de 2 000 DH des pensions et minimum de retraite à 3 000 DH/moisNon réalisable

التقاعد والحماية الاجتماعية

Le financement annoncé est très inférieur au coût d’une hausse générale de 2 000 DH par mois à elle seule. Avec le repère ACAPS de 1,4 million de bénéficiaires de pensions, le coût atteint environ 33,6 milliards de DH par an, contre 9,5 milliards annoncés. Même en ne comptant que les retraités principaux, l’écart reste important avant le plancher, l’indexation et l’exonération.

Revalorisation et harmonisation du SMIG et du SMAG à 5 000 DH net d'ici 2029Difficile

القدرة الشرائية والعدالة الأجرية

L’objectif de 2029 impose une hausse initiale très forte, surtout pour les salariés agricoles. À partir des niveaux nets estimés pour 2026, le SMIG devrait augmenter d’environ 28 % en 2027 et le SMAG d’environ 73 % si les deux suivent le palier annoncé. Une loi peut fixer ce chemin, mais l’adaptation des employeurs et la suffisance du soutien ne sont pas établies.

Création de l'Agence Nationale du Logement Locatif Public pour 100 000 logementsDifficile

السكن وسياسة المدينة

La cible de construction est élevée, mais reste inférieure à l’augmentation annuelle récente du parc urbain. La difficulté est de créer une agence, mobiliser du foncier viabilisé, construire rapidement et gérer durablement 100 000 logements locatifs non cessibles avec des loyers liés au revenu. Aucun chiffrage indépendant n’établit les coûts de construction, de foncier, de gestion ou de soutien locatif ; la réalisation exige donc un démarrage rapide et un financement durable.

Abolition totale et sans exception du mariage des mineuresPossible

حقوق النساء والمساواة

Supprimer l’exception légale formelle est une réforme législative ciblée, réalisable sur un mandat si une majorité la soutient. En 2024, 16 960 demandes d’autorisation ont été déposées et 70,1 % rejetées, soit environ 5 071 autorisations. La réforme mettrait fin aux nouvelles dérogations formelles, sans éliminer à elle seule les unions informelles ou non enregistrées.

Instauration d'une pension sociale universelle de vieillesse atteignant 1 500 DH/moisDifficile

رعاية المسنين والإنصاف الاجتماعي

À l’échelle finale annoncée, la pension coûte 21,6 MMDH par an avant indexation. Le Maroc dispose d’un système fonctionnel d’aides directes, mais il cible les ménages et non cette pension individuelle. Réaffecter 8 MMDH et lever chaque année les 13,6 MMDH restants par des impôts sur la fortune et les successions non chiffrés exigerait de profondes réformes juridiques, fiscales et administratives.

Circonscriptions électorales et représentation parlementaire directe des Marocains du mondeNon réalisable

مغاربة العالم والهجرة

Le 10 septembre 2026, l’élection était prévue le 23 septembre et le système officiel pour les Marocains à l’étranger restait la procuration électronique. Des circonscriptions extérieures et le vote direct exigeraient une nouvelle loi organique, un contrôle constitutionnel et un déploiement électoral en 13 jours. Une réforme ultérieure pourrait viser une autre élection, mais manquerait l’échéance 2026 annoncée.

Proposition de loi criminalisant la normalisation, annulation des accords et fermeture du bureau de liaisonDifficile

السياسة الخارجية ومناهضة التطبيع

Une proposition de loi peut traiter la pénalisation, mais elle ne suffit pas à accomplir l’ensemble de la promesse. La dénonciation des accords et les choix stratégiques de politique étrangère relèvent d’institutions compétentes et de clauses propres à chaque instrument. La réalisation durant le mandat suppose une convergence souveraine, gouvernementale et parlementaire.