Mouvement Démocratique et Social
الحركة الديمقراطية والاجتماعية
Résultats nationaux
sièges
8
2,0 % · 395
·
- Circonscriptions
- 4
- Listes régionales
- 4
- Score
- 3,6 %
Partis membres
- MDS
Direction et rôle parlementaire
Direction
Abdessamad Archane
Rôle parlementaire
Sièges par région
Programme 2026–2031
Le programme du Mouvement Démocratique et Social (MDS) propose une approche axée sur la réduction des disparités territoriales (« le Maroc à une seule vitesse ») et le renforcement du monde rural. Il s'articule autour de la souveraineté hydrique, alimentaire et énergétique (dessalement, soutien aux petits agriculteurs, énergies renouvelables), du programme « Santé de proximité 2031 », de la modernisation de la gouvernance administrative (« l'information fournie une seule fois »), de la transition numérique et de la réforme de la justice.
Engagements phares
Implication effective des parties prenantes dans la législation et mesure d'impactPossible
الحكامة والعمل التشريعي
Le Maroc dispose déjà de canaux de concertation et d’étude d’impact. Les rendre cohérents, transparents et mesurables dans la préparation des lois peut tenir sur 2026-2031. Cela dépend de procédures contraignantes, de la publication précoce des textes, de personnels formés et d’un suivi public. Le programme ne fixe ni couverture, ni normes de réponse, ni financement.
Adoption d'une charte d'éthique de la pratique partisanePossible
الحياة السياسية والحزبية
Une charte éthique commune aux partis peut être rédigée et signée pendant 2026-2031, car elle requiert surtout un accord politique et un appui administratif limité. Les règles existantes sur les partis et l’éthique parlementaire offrent des repères, sans constituer une charte nationale interpartis. Sa valeur pratique dépendrait de règles publiques, d’un suivi crédible, de rapports et de conséquences volontaires acceptées par les principaux partis.
Renforcement et coordination de la diplomatie parlementaire et partisanePossible
العلاقات الدولية والدبلوماسية الموازية
La diplomatie parlementaire, les groupes d’amitié et les sections internationales fonctionnent déjà. Ajouter une coordination régulière avec les Affaires étrangères, de la formation et des liens structurés avec les experts et les Marocains du monde est institutionnellement gérable sur 2026-2031. Cela doit rester aligné sur le cadre officiel de politique extérieure. Le programme ne fixe ni objectifs ni budget.
Généralisation des services de base et désenclavement des douars rurauxDonnées insuffisantes
التنمية القروية والبنيات التحتية
Les investissements ruraux antérieurs montrent que de grands programmes de routes, d’eau et de services peuvent être réalisés. Mais la promesse ne définit ni l’assainissement et l’accès numérique acceptables, ni les normes routières, les zones visées ou un financement. Le déficit d’assainissement est important, mais l’engagement global ne peut pas être mesuré fiablement sur cinq ans.
Diversification de l'économie rurale et conditionnalité de l'emploi pour les incitationsDifficile
الاقتصاد القروي والتشغيل
Des outils d’appui à l’investissement et à l’emploi existent, et les coopératives peuvent diversifier l’activité rurale. Mais l’emploi rural a reculé en 2025. Inverser cette tendance tout en améliorant financement, foncier, transformation, tourisme, accès aux marchés et vérification des emplois exige une coordination et une résilience climatique inhabituelles.
Conditionnement des financements territoriaux à la réalisation et à la redevabilitéDifficile
الحكامة وتدبير المشاريع العمومية
Le Maroc utilise déjà des outils de performance dans le budget de l’État, mais étendre des conditions de financement contraignantes aux projets territoriaux est plus difficile. L’audit récent relève des faiblesses d’achèvement, de planification et de coordination dans les contrats État-Régions. Un système national d’ici 2031 exige un cadre juridique cohérent, des données fiables et des capacités locales.
Investissement massif dans le dessalement, réduction des fuites et irrigation économePossible
الماء والسيادة المائية
La promesse correspond à un programme national de dessalement déjà engagé, avec des usines opérationnelles et d’autres en cours. L’extension du dessalement, la réparation des réseaux et la promotion de l’irrigation économe peuvent progresser d’ici 2031 si l’exécution des investissements, l’alimentation renouvelable, les travaux de réseau et le contrôle des bassins respectent les délais.
Soutien aux petits exploitants et modernisation de la chaîne de froid et de stockageDonnées insuffisantes
الفلاحة والأمن الغذائي
Il existe un canal de mise en œuvre pour soutenir les agriculteurs, mais la promesse ne fixe ni cible nationale, ni référence sur le froid, ni budget, ni périmètre de bénéficiaires. Il est donc impossible d’évaluer l’ampleur réalisable d’ici 2031.
Réduction des intermédiaires, modernisation des marchés de gros et vente directeDifficile
التجارة وتنظيم الأسواق
La modernisation ciblée de marchés et des pilotes de vente directe peuvent être menés durant le mandat. Mais une refonte nationale réduisant les intermédiaires non productifs exige des investissements communaux, des règles applicables, des données fiables sur les marchés formels et des alternatives opérationnelles pour commerçants et coopératives. Les anciens projets de marchés de nouvelle génération ont connu des retards importants.
Augmentation des énergies renouvelables, stockage et industrialisation locale des équipementsDifficile
الطاقة والسيادة الطاقية
Le plan électrique officiel 2026-2030 couvre déjà les renouvelables, le stockage et le réseau. Mais il impose un rythme annuel très élevé et dépend fortement du financement privé. Développer simultanément une offre locale d’équipements ajoute un défi industriel que la promesse ne chiffre pas.
Facilitation du financement des PME et simplification des procédures d'investissementPossible
الاقتصاد والاستثمار
Des outils publics d’appui à l’investissement des PME existent déjà, mais le dispositif actuel est limité aux entreprises industrielles éligibles. La poursuite de la simplification et l’élargissement de l’accès au financement et aux marchés sont réalisables d’ici 2031 si les budgets, les banques et la coordination administrative suivent.
Programmes réguliers de dépistage précoce des maladies chroniques et santé maternellePossible
الصحة والوقاية
Le Maroc mène déjà des activités de prévention et de dépistage en soins primaires, notamment pour le risque de diabète et le cancer du col. Leur renforcement régulier jusqu’en 2031 est réalisable s’il est progressif et volontaire, avec intrants, personnels formés, orientation et traitement fiables. Il ne faut pas y voir des tests obligatoires ou une couverture universelle garantie. Le programme ne précise ni cibles, ni fréquences, ni effectifs, ni financement dédié.
Lancement du programme national « Santé de proximité 2031 » et des équipes médicales mobilesDifficile
الصحة والحماية الاجتماعية
Les centres de santé et les groupements sanitaires territoriaux sont en cours d’extension, et des services mobiles existent dans les zones éloignées. Mais garantir un panier minimal partout et passer à un paiement à la performance exigeraient personnel, logistique, données fiables et nouvelles règles financières à l’échelle nationale. Le panier et son coût ne sont pas précisés.
Flexibilité des parcours universitaires et validation des acquis de l'expériencePossible
التعليم العالي
Les passerelles et l’enseignement hybride ont déjà une base pédagogique, tandis que la reconnaissance de l’expérience existe dans la formation professionnelle. L’adaptation des règles universitaires et le lancement progressif de dispositifs de validation sont donc réalisables entre 2026 et 2031. Une extension large dépend de normes nationales, de jurys, de financement de l’accompagnement et de l’équité numérique.
Évaluation des programmes universitaires conditionnée par l'employabilité des lauréatsDifficile
التعليم العالي والتشغيل
L’évaluation des filières prend déjà en compte leur adéquation avec les besoins du marché du travail, donc la modification des normes est faisable. Mais généraliser des stages pratiques encadrés et un suivi vérifié des diplômés dans toutes les filières publiques d’ici 2031 exige une forte participation des employeurs, des systèmes de données et un contrôle de qualité.
Parcours flexibles de deuxième chance et reconversion professionnellePossible
التعليم والتكوين المهني
L’école de la deuxième chance est déjà en expansion : 60 nouvelles écoles ont porté les bénéficiaires déclarés à 35 000 en 2025. Créer des parcours flexibles est donc réaliste. Les étendre efficacement aux salariés exige toutefois des formations reconnues, une organisation souple, des partenariats employeurs et des places dédiées, que la promesse ne chiffre pas.
Réingénierie des services administratifs selon le principe du « dites-le-nous une fois »Difficile
الإدارة العمومية والرقمنة
La règle du « dites-le-nous une fois » existe déjà dans la loi, mais son application fiable dans les administrations, collectivités et organismes publics reste un chantier majeur. L’échéance légale de numérisation du 28 septembre 2025 est passée alors que la documentation officielle décrivait encore une deuxième phase. L’échéance 2031 exige interopérabilité, partage légal des données, sécurité et réingénierie service par service.
Développement de l'identité numérique, services proactifs et contrôle humain de l'IAPossible
التحول الرقمي والذكاء الاصطناعي
Le développement de l’identité numérique et d’un nombre limité de services proactifs est réalisable entre 2026 et 2031 : le projet IDARATI et le portefeuille national ont démarré. Mais ces services fondés sur l’IA exigent des données fiables, des garanties fortes et des règles de contrôle humain et de recours. La promesse ne précise ni services, ni organismes, ni financement.
Écosystème de données fiables pour l'innovation et normes de cybersécuritéDifficile
البيانات والأمن السيبراني
Le Maroc dispose déjà de référentiels de sécurité applicative et de règles de protection des données personnelles. L’objectif est réalisable en principe, mais le partage de données administratives réutilisables avec universités et entreprises exige des systèmes communs, des accès licites et une capacité durable dans de nombreuses administrations.
Intégration de l'IA dans la formation et requalification technologique des fonctionnairesPossible
الوظيفة العمومية والتربية الرقمية
L’introduction de modules d’IA et le lancement progressif de la formation continue sont réalisables entre 2026 et 2031, car des programmes nationaux de compétences numériques existent. Toutefois, la promesse ne chiffre ni les apprenants ni les agents concernés et ne prévoit aucun budget dédié. Elle ne permet pas de présumer une généralisation uniforme.
Évaluation d'impact préalable des lois et fixation de délais stricts pour les procéduresDifficile
جودة التشريع والمساطر الإدارية
Le Maroc dispose de mécanismes d’étude d’impact, de simplification et de délais pour certains actes administratifs. Mais soumettre toutes les nouvelles lois à une évaluation préalable, réviser les textes obsolètes et faire respecter les délais dans toutes les administrations exige des règles, des équipes, un contrôle et des résultats publiés. Sans inventaire, budget ni cible, l’exécution complète en cinq ans est exigeante.
Contrats de performance et évaluation des responsables administratifs selon les résultatsDifficile
إصلاح الإدارة والحكامة
Le Maroc utilise déjà des outils de performance budgétaire, mais les étendre aux responsables des administrations et établissements publics est bien plus vaste. Au moins 12 395 postes de responsabilité identifiés dans la fonction publique exigeraient contrats, indicateurs, données et évaluations annuelles. Atteindre cette échelle d’ici 2031 suppose un travail important sur les plans juridique, RH, numérique et organisationnel ; le programme ne fournit ni budget ni calendrier de déploiement.
Unification des bases de données et échange d'informations inter-administrationsDifficile
الربط البيني وتبادل المعطيات
La loi permet l’échange électronique des données, et les travaux IDARATI et d’interopérabilité ont commencé. Mais l’unification large des bases et l’échange automatisé entre organismes exigent des inventaires, des normes communes, une gouvernance, la cybersécurité et des budgets de maintenance. Relier des services prioritaires est possible ; une intégration large et sûre en cinq ans est exigeante.
Développement des modes alternatifs de règlement des litiges et numérisation des tribunauxDifficile
إصلاح منظومة العدالة
Le Maroc dispose déjà d’un cadre pour l’arbitrage et la médiation ainsi que de services judiciaires numériques. Mais accélérer les affaires, étendre la médiation et simplifier l’aide judiciaire à l’échelle nationale exige des réformes juridiques et opérationnelles, un financement récurrent et la coopération des professions. La promesse ne fixe aucune cible chiffrée.