Mouvement Populaire
الحركة الشعبية
Résultats nationaux
sièges
29
7,3 % · 395
·
- Circonscriptions
- 20
- Listes régionales
- 9
- Score
- 7,2 %
Partis membres
- MP
Direction et rôle parlementaire
Direction
Mohamed Ouzzine
Rôle parlementaire
Sièges par région
Programme 2026–2031
Programme électoral du Mouvement Populaire pour les législatives de 2026, articulé autour de 70 mesures phares mettant l'accent sur l'équité territoriale en faveur du monde rural et des zones montagneuses, la protection du pouvoir d'achat, la refonte de l'éducation et de la santé, l'officialisation de l'amazighe et l'emploi.
Engagements phares
Mise en place d'une plateforme numérique nationale de suivi quotidien des prixPossible
القدرة الشرائية والأسواق
L’IPC officiel est publié mensuellement, mais le HCP et le Conseil de la concurrence ont mis en place une coopération structurée sur les données de prix. Un portail national quotidien peut être déployé entre 2026 et 2031 s’il démarre avec un panier défini et des accords fiables de partage et validation des données. La publication seule ne prouverait ni ne sanctionnerait une manipulation du marché.
Déduction fiscale des frais de scolarité jusqu'à 500 dirhams par mois et par famillePossible
القدرة الشرائية والضرائب
Une loi de finances peut créer cette déduction pendant le mandat. Elle réduit le revenu imposable, sans verser 500 DH en espèces : une déduction de 6 000 DH réduit l’impôt de zéro à 2 220 DH selon le revenu. La réduction familiale actuelle est plafonnée à 3 600 DH, et non 3 000 DH. Le coût total reste inconnu sans données de recours et d’éligibilité.
Allocation financière directe de 500 dirhams pour la scolarisation des enfants des familles démuniesDonnées insuffisantes
الحماية الاجتماعية والتعليم
Le Maroc dispose déjà d’un système de versement de l’aide sociale directe et le budget 2026 augmente l’aide pour certains enfants scolarisés. Mais la promesse ne précise ni les bénéficiaires ni la périodicité du plafond de 500 DH. La couverture et le coût ne peuvent donc pas être évalués fiablement.
Indexation régulière de la revalorisation des retraites sur les augmentations salarialesDifficile
التقاعد والحماية الاجتماعية
En 2024, les cotisations déclarées atteignaient 66,8 Md DH contre 71,1 Md DH de prestations, soit un écart technique d’environ 4,3 Md DH. En juillet 2026, l’ACAPS a indiqué que les régimes publics gardaient des déséquilibres structurels malgré l’amélioration liée aux salaires. Une règle liée aux salaires peut être adoptée, mais son financement durable et son articulation avec la réforme systémique rendent l’exécution complète difficile en cinq ans.
Instauration d'une trêve des exportations agricoles en cas de pénurie ou de flambée des prixPossible
الأمن الغذائي والتجارة
Les règles marocaines prévoient déjà des licences d’exportation pour certaines marchandises listées. Les règles de l’OMC autorisent des restrictions temporaires en cas de pénurie critique de denrées alimentaires, sous conditions et procédures. Un mécanisme transparent et limité dans le temps peut être établi d’ici 2031, mais ne doit pas devenir une interdiction permanente ou discrétionnaire.
Établissement du cadre juridique et des infrastructures d'un stock stratégique nationalDifficile
السيادة والأمن الغذائي والطاقي والصحي
Les plateformes de réserves d’urgence montrent que de grands projets de stockage peuvent être construits. Mais la promesse réunit alimentation, énergie et santé dans un même système juridique, financier et logistique, alors que les stocks d’hydrocarbures et de blé tendre restent un point de vigilance national. L’achèvement complet d’ici 2031 exigerait une exécution intersectorielle et un financement permanent très solides.
Réorientation des politiques agricoles vers les céréales, les légumineuses et les cultures fourragèresDonnées insuffisantes
الفلاحة والسيادة الغذائية
Le Maroc dispose d’une expérience de plans agricoles régionaux et d’outils de soutien, mais le secteur a aussi subi cinq années consécutives de sécheresse et la rareté de l’eau. La promesse ne fournit ni référence, ni objectif 2031 d’hectares ou de production, ni plafond d’eau, trajectoire de revenu agricole ou budget. L’ampleur de la réorientation réalisable en cinq ans ne peut donc pas être déterminée.
Réforme des aides agricoles selon le principe « subvention contre engagement et impact »Possible
الفلاحة والتنمية القروية
Le Fonds de développement agricole utilise déjà des subventions d’investissement ciblées, des taux différenciés pour l’irrigation et des guichets locaux. Conditionner progressivement les nouvelles aides au stress hydrique régional et à un impact vérifié est réalisable durant le mandat, mais requiert des données utilisables, des contrôles de terrain, des recours et des règles qui n’excluent pas les petits agriculteurs par la complexité administrative.
Taxe progressive sur les exportations de poissons dépassant 50 % de la production nationaleDifficile
الصيد البحري والأمن الغذائي
Les certificats de capture numériques offrent une base utile de suivi, mais 85 % de l’activité de pêche est orientée vers l’exportation. Une taxe déclenchée par l’exportation peut entrer en conflit avec l’accord UE-Maroc pour les échanges avec l’Union. Définir un champ légal, des données par espèce et un contrôle des recettes d’ici 2031 serait donc exigeant.
Adoption d'une loi-cadre dédiée aux chambres professionnellesPossible
الحكامة والتنمية الاقتصادية
L’adoption d’une seule loi-cadre entre 2026 et 2031 est institutionnellement réaliste. La Cour des comptes relève toutefois des chevauchements de compétences, une coordination insuffisante et des lacunes de capacité. Des textes d’application et des moyens seront donc nécessaires pour rendre effectifs de nouveaux pouvoirs.
Doubler le nombre d'entreprises marocaines exportatrices de 6 000 à 12 000Difficile
التجارة الخارجية والمقاولات
En partant des 6 000 entreprises indiquées dans le programme, atteindre 12 000 exige 1 200 exportateurs actifs nets par an, soit 14,9 % de croissance annuelle composée. Le programme actuel de primo-exportateurs vise seulement 100 entreprises sur 2024-2026, à une échelle bien moindre. L’objectif ne peut être atteint qu’avec un renforcement majeur du financement, des certifications, de la productivité et de l’accès aux marchés.
Création d'un comité de veille économique et fusion des agences publiques économiquesDonnées insuffisantes
الحكامة الاقتصادية
Un comité de veille économique réuni régulièrement a un précédent clair et peut être créé administrativement. En revanche, la fusion ne nomme ni les agences, ni les personnels, ni les actifs, ni les mandats, ni les étapes juridiques. La politique actionnariale offre un cadre de réforme, mais les délais, coûts de transition et économies restent impossibles à évaluer sans périmètre défini.
Réinstauration du zonage fiscal incitatif pour orienter l'investissement vers les régions défavoriséesPossible
الجبايات والعدالة المجالية
Le Maroc applique déjà une prime territoriale d’investissement de 10 % ou 15 % dans des provinces et préfectures listées. Un zonage fiscal distinct pourrait être légiféré d’ici 2031, mais il exige une carte transparente, un coût budgété, des règles anti-abus et une coordination avec les aides existantes. Le programme ne fournit ni taux ni liste de zones : son coût reste inconnu.
Hausse de la préférence nationale dans les marchés publics à 35 % et adoption d'une préférence régionalePossible
الصفقات العمومية والمقاولات
Le taux légal de préférence nationale est aujourd’hui de 15 % ; les 30 % constituent une réservation annuelle distincte pour les TPME et catégories assimilées. Le relèvement à 35 % peut être réalisé par décret durant le mandat, mais la préférence régionale exige des critères transparents et des exceptions compatibles avec les engagements internationaux.
Contrat de service public pour le transport subventionné en zones rurales et montagneusesDifficile
النقل وفك العزلة
Un système de contractualisation du transport rural est possible en principe, mais sa réalisation d’ici 2031 est exigeante. Le secteur ne dispose pas encore d’un cadre spécifique, les zones isolées restent mal desservies et les lignes déficitaires exigent des subventions d’exploitation durables.
Création d'un ministère dédié au développement territorial intégré (rural, montagne, oasis et frontières)Difficile
الحكامة والتنمية المجالية
La création d’un ministère est possible par réorganisation gouvernementale, mais la promesse vise aussi la consolidation de fonds, comptes spéciaux et interventions. Des portefeuilles pertinents restent séparés dans le budget 2026 et la Cour des comptes relève un transfert lent des compétences territoriales. Achever cette restructuration entre 2026 et 2031 exigerait une coordination politique et administrative particulièrement forte.
Promulgation de lois spécifiques pour les zones de montagne, les oasis et les bandes frontalièresDifficile
التشريع والعدالة المجالية
La promesse semble viser au moins deux cadres juridiques territoriaux. Le CESE a déjà recommandé une loi-cadre pour la montagne et relevé d’importants retards de développement. Rédiger des lois entre 2026 et 2031 est possible, mais l’accord sur les périmètres, la discrimination positive, le financement et l’application intersectorielle rend l’engagement exigeant.
Annulation des dettes des petits agriculteurs touchés par la sécheresse et les crisesDonnées insuffisantes
الفلاحة ودعم الفلاحين
Une annulation ciblée peut être mise en œuvre, mais la promesse ne précise ni le nombre d’agriculteurs, ni le plafond, ni les créanciers concernés, ni le budget. La banque indique que le traitement du surendettement suppose un appui de l’État et la préservation de sa solvabilité. Le coût sur cinq ans reste donc non chiffrable de manière fiable.
Allocation financière annuelle pour les agents publics exerçant dans les zones éloignéesDonnées insuffisantes
الوظيفة العمومية والعدالة المجالية
Le Maroc a déjà financé une indemnité pour des personnels de l’éducation et de la santé dans des zones éloignées et difficiles d’accès, et la rémunération publique peut inclure des indemnités créées par la loi ou le règlement. Mais la promesse ne fixe ni montant, ni effectif, ni zonage : son coût et son ampleur ne peuvent pas encore être évalués.
Création de pôles ruraux intégrés regroupant services publics de base et plateformes de valorisationDonnées insuffisantes
التنمية القروية والبنيات التحتية
Le Maroc dispose déjà d’un programme de centres ruraux émergents, avec 12 centres pilotes et un plan 2026 pour 36 centres modèles. Mais la promesse ne précise ni le nombre ni la localisation des pôles intégrés, leur niveau de service ou leur coût. La cadence sur cinq ans, les besoins en personnel et le déficit de financement ne peuvent donc pas être évalués de manière responsable.
Création d'une carte de santé numérique et d'un dossier médical partagé pour chaque citoyenDifficile
الصحة والرقمنة
Un pilote régional de système intégré existe et le ministère indique que le dossier médical partagé et la feuille de soins électronique étaient techniquement prêts pour un déploiement progressif en 2026. Les rendre opérationnels pour chaque citoyen dans le public et le privé d’ici 2031 reste un chantier majeur d’interopérabilité, de protection des données et d’adoption.
Exemption des veuves, personnes handicapées et personnes âgées sans revenu du seuil du RSUDifficile
الحماية الاجتماعية والاستهداف
L’aide directe exige actuellement l’inscription au RSU et un score inférieur ou égal à 9,743001. Cette condition peut être écartée pour trois catégories, mais l’absence de revenu doit rester vérifiable. Le système couvre déjà 3,9 millions de ménages, dont 1,7 million de personnes de plus de 60 ans. L’absence de décompte des personnes éligibles et des chevauchements rend le coût additionnel et le déploiement national exigeants.
Lancement d'un programme national de soins mère-enfant durant les « 1 000 premiers jours »Possible
الصحة والأسرة
Une campagne des « 1 000 premiers jours » a été lancée en mai 2024, et une campagne nationale de suivi prénatal en 2025 comprenait formation et actions liées à cette période. Un paquet national peut donc être renforcé en cinq ans si les effectifs, intrants, références et financements récurrents sont assurés. La promesse ne fixe pas de cible de couverture ou de résultat.
Augmentation du budget de la recherche scientifique à 2 % pour s'aligner sur les standards mondiauxDifficile
التعليم العالي والبحث العلمي
Atteindre 2 % du PIB en dépense nationale de R-D exigerait une hausse très forte et durable par rapport à la dernière base citée, de 0,75 % en 2016. Le financement privé reste faible et des réformes institutionnelles ne sont pas achevées. Cela ne pourrait être envisagé qu’avec une mobilisation publique et privée exceptionnelle et continue.
Augmentation de la bourse universitaire et passage à un versement mensuelPossible
التعليم العالي والشباب
Le versement mensuel est administrativement plausible, car la bourse du premier cycle a déjà un montant annuel et des échéances publiés. À montant annuel inchangé, il modifie surtout le calendrier de paiement. L’ampleur et le coût de la hausse ne sont pas précisés : sa réalisation dépend d’une revalorisation modérée, financée et correctement administrée.
Généralisation du « Chèque Formation » pour l'insertion des jeunes sans emploi ni formation (NEET)Difficile
التشغيل والشباب
Le besoin dépasse largement les entrées actuelles de la formation publique. Le Maroc compte 2,9 millions de NEET de 15 à 29 ans, alors que l’OFPPT offre 268 039 places de première année en formation diplômante et qualifiante en 2026-2027. Généraliser un parcours par chèque exigerait beaucoup plus de prestataires, de financement et d’accompagnement, notamment pour les femmes et les jeunes inactifs.
Attribution d'une indemnité temporaire de recherche d'emploi de 1 000 DH/mois pour les diplômésDifficile
التشغيل والشباب
Cette mesure serait une nouvelle prestation pour primo-demandeurs, distincte de l’indemnité existante pour perte d’emploi qui exige un emploi assuré antérieur. Verser le montant complet à une cohorte historique de 135 345 diplômés de l’université publique coûterait environ 1,62 milliard DH pour une année. Cela représente 81 % du Fonds 2026 pour l’emploi des jeunes, avant les diplômés du privé et d’autres filières; un droit national exige donc un financement récurrent et des contrôles robustes.
Déploiement du mécanisme de location-accession sans apport initial avec garantie « Tamwilcom »Possible
السكن وسياسة المدينة
La loi 51-00 fournit déjà une base juridique à la location-accession. Comme la promesse ne fixe aucun nombre de logements ou de ménages, le lancement d’un produit sans apport garanti par Tamwilcom entre 2026 et 2031 est envisageable si sa capacité de garantie est financée et si banques et promoteurs y participent. Une diffusion à grande échelle n’est pas démontrée.
Généralisation de l'enseignement de l'amazighe et intégration dans la justice, la santé et l'administrationDifficile
الأمازيغية والهوية الوطنية
En 2024-2025, l’enseignement de l’amazighe atteignait environ 3 400 écoles primaires, soit 40 %, et 651 936 élèves. L’objectif officiel communiqué est une couverture totale du primaire en 2029-2030, tandis que le budget 2026 prévoit 1 000 postes spécialisés. Achever cette extension et assurer un accès réellement utilisable en amazighe dans la justice, la santé, l’administration et les collectivités d’ici 2031 exige une exécution exceptionnelle.
Création d'une « Maison de l'Émigré » (Dar Al-Mouhajir) dans chaque région du RoyaumePossible
مغاربة العالم والهجرة
Le Maroc compte 12 régions : la cible représente 2,4 centres réellement opérationnels par an. Les services numériques MRE, les procédures des CRI et un projet régional documenté de Maison de l’Émigré constituent des bases utiles. Le programme ne chiffre toutefois ni les locaux, ni les effectifs, ni le fonctionnement annuel; sa réussite dépend d’engagements formels entre administrations.