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Tracteur · PAM

Parti Authenticité et Modernité

حزب الأصالة والمعاصرة

Résultats nationaux

sièges

97

24,6 % · 395

·

Circonscriptions
85
Listes régionales
12
Score
21,7 %

Partis membres

  • PAM

Direction et rôle parlementaire

Direction

Fatima Ezzahra El Mansouri

Rôle parlementaire

Coalition gouvernementale

Sièges par région

Programme 2026–2031

Programme électoral officiel du PAM articulé autour de cinq pactes dotés d'une enveloppe globale de 350 milliards de dirhams sur cinq ans (2027-2031) : pouvoir d'achat (150 MMDH), insertion des jeunes (50 MMDH), citoyenneté (100 MMDH), sécurité stratégique (50 MMDH), et croissance/durabilité. Le parti s'engage notamment sur la création d'un million d'emplois nets, la réduction du chômage à 7 %, la gratuité de l'électricité jusqu'à 100 DH/mois, un plancher de pension de retraite à 3 000 DH et une aide sociale directe d'au moins 1 000 DH.

Engagements phares

Gratuité de la facture d'électricité inférieure à 100 DH par moisDifficile

الطاقة والقدرة الشرائية

DIFFICILE. La mise en œuvre administrative est possible puisque la facturation domestique est déjà fondée sur des tranches de consommation. Toutefois, la promesse annule la facture entière de chaque abonnement éligible, tandis que le prélèvement annoncé ne couvre qu’une partie du coût. Aucun nombre vérifiable de factures éligibles, volume de kWh taxables au-delà de 200 kWh, ni financement du solde n’est établi ; l’équilibre financier et les effets redistributifs restent donc non résolus.

Réforme de l'IR : réduction à 3 tranches et exonération des salaires bruts sous 15 000 DHDifficile

الضرائب والأجور

DIFFICILE. Un barème à trois tranches est juridiquement et administrativement faisable, mais la promesse combine une large exonération fondée sur le salaire brut et une forte baisse du taux marginal supérieur. Le barème actuel repose sur le revenu annuel net imposable ; les seuils de salaire brut proposés ne peuvent donc pas être rapprochés précisément sans microdonnées de paie. Le manque à gagner n’est pas chiffré de manière robuste, serait récurrent chaque année et ne dispose d’aucune compensation pérenne identifiée.

Instauration d'un minimum de pension de retraite de 3 000 DH dès la 2e année du mandatDifficile

الحماية الاجتماعية والتقاعد

DIFFICILE. Un plancher de 3 000 DH peut être instauré par la loi, mais son application à tous les régimes dès 2028 exigerait une coordination rapide et un financement récurrent. La nouvelle pension de vieillesse de la CNSS pour les carrières à durée de cotisation réduite a un minimum de 600 à 1 000 DH, ce qui illustre l’ampleur potentielle des compléments. En 2024, les régimes de retraite ont versé plus de prestations qu’ils n’ont encaissé de cotisations, tandis que le régime civil présentait d’importants déficits techniques cumulés. L’effectif et la distribution de l’ensemble des pensions inférieures à 3 000 DH ne sont pas établis ; le coût total ne peut donc pas être chiffré fiablement.

Revalorisation de la pension de réversion des veuves à 100 % de la pension du défuntDonnées insuffisantes

الحماية الاجتماعية والتقاعد

données insuffisantes. La règle de 50 % est vérifiée indépendamment pour le régime des pensions civiles et pour la réversion CIMR ; un droit à 100 % imposerait donc des modifications substantielles des règles des régimes. Dans le régime civil, la loi prévoit aussi des droits distincts pour les orphelins, ce qui rend l’articulation des prestations déterminante. Or, les éléments vérifiés ne permettent pas d’établir les régimes obligatoires couverts par la promesse, le nombre et le profil des veuves éligibles, la dépense actuelle de réversion par régime, ni une architecture actuarielle chiffrée. L’estimation candidate de 6 à 8 MMDH annuels ne peut donc pas être validée. Une réforme législative en cinq ans est envisageable en principe, mais les données sont insuffisantes pour classer la faisabilité financière globale comme possible ou difficile.

Augmentation progressive du montant minimum de l'aide sociale directe à 1 000 DH par moisDifficile

الدعم الاجتماعي

difficile à réaliser en cinq ans. Avec 3,9 millions de ménages bénéficiaires, un plancher de 1 000 DH par mois coûterait au moins 46,8 milliards de DH par an si tous demeuraient éligibles, avant gestion et compléments. Dans ce scénario, le coût dépasse d’au moins 20,3 milliards de DH le budget 2025 annoncé de l’aide sociale directe, de 26,5 milliards de DH. Le surcoût réel peut être inférieur puisque les aides actuelles vont de 500 à 1 350 DH, mais la répartition des montants n’est pas publiée dans les éléments disponibles. L’objectif reste possible avec des financements récurrents importants, une baisse du nombre d’éligibles ou une modification substantielle de la structure des prestations ; la promesse ne précise pas le levier retenu.

Programme « Premier contrat de travail » au profit de 500 000 jeunesDonnées insuffisantes

تشغيل الشباب

données insuffisantes. Le flux numérique est de 100 000 jeunes par an. La note budgétaire 2026 confirme une enveloppe de 2 MMDH au Fonds de promotion de l’emploi des jeunes pour plusieurs programmes actifs, dont Idmaj, Tahfiz et Taehil, mais elle n’établit ni le coût ni la capacité du nouveau contrat de premier emploi conditionné au maintien du jeune. Les 50 MMDH du pacte jeunesse constituent une enveloppe globale avancée par le parti, non une affectation vérifiée à cette mesure. Sans barème unitaire, durée, recours attendu des employeurs, définition du maintien, règles anti-substitution et crédit dédié, ni le coût avancé par un candidat ni une conclusion globale positive ou difficile ne peuvent être vérifiés.

Création d'un fonds public de garantie locative pour les jeunesPossible

سكن الشباب والحركية

réalisable pour un dispositif ciblé avant 2031, mais son coût ne peut pas être vérifié avec les informations disponibles. Le programme officiel promet que l’État se substituerait au jeune pour fournir la garantie au bailleur et ne l’activerait qu’en cas de défaut. Il attribue 50 MMDH sur 2027-2031 à l’ensemble du Pacte d’inclusion des jeunes, et non à ce fonds en particulier. Le Maroc administre déjà, via Tamwilcom, des garanties publiques d’un encours nominal bien supérieur et a récemment traité à grande échelle une aide au logement par voie numérique ; aucun de ces dispositifs n’est toutefois une garantie contre les impayés de loyer. Ils attestent donc d’une capacité administrative, pas de la préparation spécifique du produit. Le fonds devrait reposer sur des baux formels, l’enrôlement des bailleurs, le contrôle des sinistres et des règles de recouvrement. Le chiffrage du candidat A n’est pas étayé : il suppose 100 000 usagers du fonds, un loyer de 2 000 MAD, des taux de défaut et une couverture de six mois que la promesse ne précise pas. Il attribue en outre le plafond de deux mois de caution de la loi 67-12 à l’article 21, alors qu’il figure à l’article 20. Le risque principal est celui de la conception et de l’adoption du dispositif, non une impossibilité démontrée sur cinq ans.

Réalisation de quatre nouveaux centres hospitaliers universitaires (CHU) avant fin 2028Difficile

الصحة

difficile à réaliser en cinq ans. Un rapport officiel de fin 2024 identifiait des projets de construction à Béni Mellal et Errachidia, ainsi que l’extension de Guelmim en CHU, ce qui donne à trois sites une base de projet existante. Une déclaration gouvernementale d’octobre 2025 anticipait l’achèvement de Béni Mellal, Guelmim et Errachidia à l’horizon 2027. En revanche, le 10 juin 2026, le conseil d’administration du groupement sanitaire territorial Casablanca-Settat a seulement acté l’importance de lancer le nouveau complexe hospitalo-universitaire de Casablanca. Il reste environ 27,7 mois entre le 8 septembre 2026 et le 31 décembre 2028. Mettre en service à Casablanca un CHU équipé et opérationnel dans ce délai, tout en maintenant les trois autres chantiers dans leurs délais, est difficile ; les éléments disponibles ne démontrent toutefois pas une impossibilité contraignante.

Encadrement des naissances par césarienne pour faire baisser le taux de 68 % à 25 %Données insuffisantes

الصحة

données insuffisantes. La promesse figure dans un plan de soutenabilité de l’AMO, mais elle ne définit pas ce que mesure le taux de 68 %. L’ENPSF-2018 du ministère fournit un taux national comparable de 21,2 %, contre 62,2 % dans les établissements privés et 12,0 % dans les établissements publics. Les éléments disponibles ne valident donc pas 68 % comme base nationale, AMO, privée, régionale ou propre à un établissement. Sans base récente et définie par périmètre, il est impossible de conclure de manière responsable que l’atteinte de 25 % est possible ou difficile.

Création d'au moins un million d'emplois nets durant la législature 2027-2031Difficile

التشغيل والاقتصاد

DIFFICILE. La cible n’est pas arithmétiquement impossible : le Maroc a créé 193 000 emplois nets en 2025. Mais elle impose de dépasser ce résultat chaque année pendant cinq années consécutives, après seulement 82 000 emplois nets en 2024. Le gain net de 2025 était entièrement urbain ; l’emploi rural a reculé et l’agriculture a perdu des postes. Les totaux sectoriels du programme ne démontrent pas de manière indépendante que les emplois annoncés seront nets, pérennes et exempts de doubles comptes.

Réduction du taux de chômage à 7,0 % d'ici 2031Difficile

التشغيل

difficile à réaliser en cinq ans. La référence de 10,8 % du programme est vérifiée : c’était le taux de chômage strict EMO2026 au T1 2026 ; il est descendu à 9,5 % au T2 2026, avec 1,121 million de chômeurs stricts et une main-d’œuvre de 11,764 millions. L’EMO2026 est une nouvelle enquête et le HCP précise qu’elle n’est pas directement comparable à l’ancienne série ENE. À main-d’œuvre du T2 constante, 7 % correspondraient à environ 823 000 chômeurs stricts, soit près de 294 000 de moins ; la croissance de la main-d’œuvre et de la participation accroît l’exigence réelle. La cible de 200 000 emplois nets annuels représente un million d’emplois entre 2027 et 2031. Elle est plus exigeante que l’objectif gouvernemental annoncé de 1,45 million d’emplois et 9 % de chômage en 2030, et suppose une performance durable malgré une incertitude statistique et économique importante.

Généralisation de l'enseignement préscolaire dès l'âge de 4 ansPossible

التعليم

réalisable. La promesse prolonge un programme national déjà avancé pour les enfants de 4 et 5 ans, au lieu de créer un système entièrement nouveau. Le ministère indique un taux de préscolarisation de 85 % en 2025–2026 et maintient un objectif de généralisation à la rentrée 2027–2028. La réalisation dépend toutefois de l’accélération de la couverture restante, des capacités d’encadrement et de la qualité ; la couverture d’inscription ne doit pas être confondue avec une fréquentation universelle à temps plein ou une qualité égale partout.

Réalisation de 100 000 logements ruraux avec une aide de 40 000 DH par ménageDifficile

السكن وإعداد التراب

difficile à réaliser en cinq ans. Le coût de 4 MMDH des seules aides directes reste, isolément, finançable, et les 99 000 logements subventionnés nationalement en 2025 montrent une capacité importante de gestion de l’aide au logement. Mais ce comparateur ne mesure pas des logements ruraux achevés. La livraison rurale suppose aussi foncier, urbanisme local, suivi de chantiers dispersés et équipements. Le programme territorial public de 2026 ne portait que sur les plans d’action de 36 centres pilotes, sur 542 centres ruraux émergents identifiés. Le flux national ne démontre donc pas la capacité à livrer 20 000 logements ruraux par an.

Raccordement de 80 % des logements au réseau de fibre optiqueDifficile

التحول الرقمي

difficile à réaliser en cinq ans. En utilisant les 9 275 038 ménages recensés en 2024, 80 % représentent environ 7,42 millions de ménages. L’ANRT comptabilisait 1,127 million d’abonnements FTTH à fin mars 2025, contre 919 000 un an auparavant. Les abonnements ne mesurent ni les logements desservis ni les logements raccordables ; ils ne permettent donc pas d’établir l’écart exact de couverture. Même utilisés comme proxy favorable et minimal, atteindre 7,42 millions de connexions actives exigerait environ 1,26 million de connexions supplémentaires par an durant cinq ans, soit environ six fois la hausse nette observée l’année précédente. Cela suppose une accélération exceptionnelle, tandis que l’enveloppe globale de 100 milliards de DH ne détaille aucune part dédiée à la fibre.

Création d'un fonds spécial de soutien à l'usage de l'amazighe doté de 2 milliards de DHPossible

الأمازيغية والثقافة

réalisable, à condition que les 2 milliards de DH constituent une dotation cumulée sur cinq ans. Cela représente 400 millions de DH par an. Le Maroc dispose déjà d’un compte spécial du Trésor soutenant la modernisation de l’administration, la transition numérique et l’utilisation de l’amazighe ; ses ressources autorisées pour 2025 s’élevaient à 1,72 milliard de DH. Cela établit l’existence du véhicule et la crédibilité de l’ordre de grandeur, sans prouver que 400 millions de DH annuels sont disponibles ou non déjà engagés pour l’amazighe.

Constitution d'un stock stratégique de carburants couvrant 3 mois de consommation nationaleDifficile

الطاقة والأمن الاستراتيجي

difficile à réaliser en cinq ans. La consommation officielle de produits pétroliers en 2025 est de 12,867 millions de tonnes ; une réserve agrégée de 90 jours représente donc environ 3,17 millions de tonnes, avant les différences par produit. La Cour des comptes a relevé des déficits structurels au regard de l’exigence réglementaire actuelle de 60 jours, des capacités insuffisantes pour plusieurs produits et l’inefficacité des mécanismes de financement. Construire des réservoirs ne suffit pas : il faut aussi financer, conserver en permanence et rendre opposable le stock. Aucun inventaire public récent et audité, produit par produit, n’a été identifié ; le déficit additionnel et son coût ne peuvent donc pas être chiffrés de manière fiable.

Port de la part des énergies renouvelables dans la consommation électrique à 52 %Difficile

الطاقة والبيئة

DIFFICILE. Le libellé promet 52 % de la consommation électrique, mais la base de 46 % correspond à la capacité renouvelable installée, et non à l’électricité renouvelable effectivement livrée. Un rapport indépendant situe les renouvelables à 26,2 % de la demande d’électricité satisfaite en 2024, contre 45,3 % de la capacité installée. Les investissements programmés de l’ONEE soutiennent une hausse rapide des capacités et du stockage, mais ne démontrent pas à eux seuls l’atteinte de 52 % de la consommation. L’ambiguïté de métrique doit être corrigée et l’augmentation requise de la production renouvelable effective est considérable.

Réalisation de 6 usines de dessalement d'eau de mer pour dépasser 1,8 milliard de m³Difficile

الماء والأمن المائي

difficile à réaliser en cinq ans. La capacité annuelle de dessalement déclarée officiellement était de 420 millions de m³ en mai 2026. Atteindre au moins 1,8 milliard de m³/an exige donc au moins 1,38 milliard de m³/an de capacité opérationnelle additionnelle. L’État dispose d’une trajectoire d’expansion et d’un projet de Tiznit pouvant atteindre 350 millions de m³/an, mais le démarrage de ses travaux n’était attendu que vers la fin de 2027. La cible n’est pas physiquement impossible, mais elle dépend de l’achèvement et de l’exploitation à l’heure d’un portefeuille de projets très vaste et interdépendant.

Formation de 5 000 formateurs en intelligence artificielle et intégration dans l'enseignementPossible

التكنولوجيا والذكاء الاصطناعي

réalisable. La cible chiffrée est de 1 000 encadrants par an, un rythme a priori soutenable : le ministère indique que 10 000 cadres pédagogiques étaient inscrits à JawazTICE en 2024, et la feuille de route IA lancée en janvier 2026 prévoit la qualification des cadres ainsi que le développement de programmes éducatifs. Il s’agit toutefois d’indices de capacité et d’orientation, non d’une garantie d’intégration effective à tous les niveaux. L’enveloppe de 50 milliards de DH du pacte de sécurité ne précise pas la part réservée à cet engagement.