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Livre · PPS

Parti du Progrès et du Socialisme

حزب التقدم والاشتراكية

Résultats nationaux

sièges

19

4,8 % · 395

·

Circonscriptions
10
Listes régionales
9
Score
5,0 %

Partis membres

  • PPS

Direction et rôle parlementaire

Direction

Nabil Benabdallah

Rôle parlementaire

Coalition gouvernementale

Sièges par région

Programme 2026–2031

Ce document constitue la synthèse officielle du programme de gouvernement du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) pour les élections législatives de 2026 (mandature 2027–2031), intitulé « Osons ! Ensemble ». Articulé autour d'un « Pacte de dignité », il se décline en quatre axes majeurs : développement humain (priorité à l'hôpital et à l'école publics, plein emploi et protection sociale), souveraineté productive et transition écologique, souffle démocratique et moralisation de la vie publique, et affirmation géopolitique du Royaume. Le document présente un cadre macro-financier chiffré prévoyant 575 MMDH de dépenses nouvelles équilibrées par 622 MMDH de recettes fiscales additionnelles sur cinq ans.

Engagements phares

Généraliser l'AMO dès fin 2028 aux 8,5 millions d'exclusDifficile

Santé

Couvrir effectivement 8,5 millions de personnes avant le 31 décembre 2028 impose un rythme très élevé. Une réforme en cours peut lever une partie du blocage des droits fermés, mais le recouvrement, le ciblage, le financement des cotisations et la capacité de soins doivent progresser ensemble.

Recruter 15.000 médecins, 33.500 infirmiers et ouvrir 9.000 litsDifficile

Santé

La promesse demande chaque année 3 000 médecins, 6 700 infirmiers et 1 800 lits réellement fonctionnels. Les capacités de formation et les projets hospitaliers progressent, mais le niveau de postes prévu et le déficit de personnel montrent qu’une accélération simultanée du recrutement, de la fidélisation, de l’équipement et de l’exploitation serait nécessaire.

Prohiber le tabagisme dans les lieux publicsDifficile

Santé publique

Le Maroc doit encore étendre l’interdiction complète aux restaurants, cafés/bars et transports publics, puis la faire respecter durablement. Le niveau de conformité relevé par l’OMS montre que la difficulté principale est l’exécution nationale. Une loi claire, des inspecteurs financés et un suivi public régulier sont nécessaires.

Recruter 18.000 enseignants par an dans le primaire et le collègePossible

Éducation

Le volume demandé représente 90 000 recrutements en cinq ans. La dernière campagne publiée montre une capacité proche, mais seulement 16 309 postes allaient alors au primaire et au collège. Il faut donc augmenter et maintenir cette part, financer les salaires et la formation, puis affecter les enseignants là où les besoins sont les plus élevés.

Porter le budget de la R&D à 1,5% du PIB et atteindre 1.000 brevets universitaires/anDifficile

Recherche & Enseignement supérieur

Atteindre 1 000 demandes universitaires par an impose une hausse très rapide des dépôts. La cible de 1,5 % du PIB ne peut pas être chiffrée solidement faute de donnée récente sur la R&D totale. Il faudrait accroître durablement les moyens de recherche, les équipes et la valorisation avec les entreprises.

Augmenter le SMIG, le SMAG et les salaires des fonctionnaires de 15% et indexer sur l’inflationDifficile

Pouvoir d'achat & Salaires

Une hausse en deux étapes est administrativement réalisable, mais son coût exact reste inconnu et l’enveloppe annoncée finance aussi d’autres mesures. L’indexation sur l’inflation créerait une dépense durable. Il faut donc un financement pluriannuel clair et un accord durable avec les employeurs.

Relever le bouclier social à 1.000 DH/mois pour les ménages en pauvreté multidimensionnellePossible

Protection sociale

L’enveloppe annoncée peut financer 1 000 DH par mois pour une cible strictement limitée aux ménages pauvres multidimensionnels. Le coût précis dépend toutefois du nombre de ménages retenus et des aides déjà reçues. Il faut préserver le budget existant et contrôler les erreurs de ciblage.

Porter l'indemnité pour perte d'emploi à 12 mois avec plafond de 7.500 DH/moisDifficile

Emploi & Sécurité sociale

Le cadre documenté verse au plus six mois, à 70 % du salaire de référence et sous plafond légal. La promesse porte le maximum potentiel à douze mois et 7.500 DH, soit 90.000 DH par dossier au plafond. Elle exige une réforme légale et un financement actuariel durable. Faute de prévision vérifiée des bénéficiaires et des recettes, son coût total reste incertain.

Accorder à 2 millions de ménages un chèque culture défiscalisé de 1.000 DH/anPossible

Culture

Le paiement à 2 millions de ménages est techniquement à une échelle déjà approchée par l’aide sociale directe. Le transfert coûte 2 MMDH par an, davantage que le budget Culture 2026. La mesure peut tenir sur cinq ans si des crédits additionnels récurrents sont votés, si l’avantage fiscal est défini et si une offre culturelle agréée existe aussi hors des grands centres.

Porter les ressources du ministère de la Culture à 1% de la dépense publiqueDifficile

Culture

Atteindre 1 % exige presque de quadrupler le budget de la Culture par rapport à 2026. L’enveloppe annoncée correspond de très près au besoin minimal, mais seulement si elle est entièrement ajoutée à la Culture et si la dépense publique n’augmente pas. Les arbitrages budgétaires et la capacité de dépense seront déterminants.

Assurer 4 heures d’éducation physique par semaine pour tous les élèvesDifficile

Sport & Éducation

Quatre heures hebdomadaires pour tous représentent un changement massif d’emplois du temps, d’encadrement et d’équipements. Les données disponibles montrent une base importante d’élèves et une politique de développement du sport scolaire, mais pas le volume actuel d’EPS ni le nombre d’enseignants spécialisés. Un déploiement complet nécessite une montée en charge exceptionnelle.

Porter la part de l'industrie à 20% du PIB et créer 500.000 emplois industriels netsDifficile

Industrie & Économie

Les deux objectifs exigent une accélération durable. Créer 100.000 emplois industriels nets par an dépasse largement le flux récent de l’industrie, et la part industrielle doit gagner environ un point de PIB par an selon un ratio indicatif. Le budget n’est pas détaillé; la réussite dépendrait surtout d’investissements privés et publics beaucoup plus larges.

Doter le Maroc d’une flotte commerciale battant pavillon marocainDifficile

Transport & Souveraineté

L’investissement d’une première flotte paraît envisageable, mais réussir avant 2031 dépend d’une stratégie arrêtée, de contrats de fret, de financements et de règles qui rendent le pavillon compétitif. Le programme ne donne ni taille de flotte ni calendrier, tandis que l’étude publique était encore en cours en 2026.

Créer 15.000 TPME par an dont 500 au moins dans chaque régionPossible

Entreprises & PME

En comptant les immatriculations, 15.000 créations annuelles est bien inférieur au flux national observé en 2024. Le volume est donc atteignable. Toutefois, les données disponibles ne montrent pas combien de créations sont réellement des TPME, combien survivent, ni si chaque région atteint déjà 500. Le résultat dépend d’un indicateur public par région et d’un accompagnement au-delà de l’immatriculation.

Intégrer 20% des unités informelles et générer 10 MMDH/an de recettes fiscales et socialesDifficile

Économie informelle & Fiscalité

La cible suppose de formaliser environ 406 000 unités, mais le mécanisme n’en identifie que 300 000. Les recettes visées pourraient dépendre d’un ciblage très sélectif des unités les plus productives. Il faut toutefois démontrer que les impôts et cotisations réellement encaissés peuvent atteindre ce niveau sans fragiliser les micro-activités.

Créer une Banque publique d’investissement (BPI Maroc) et mobiliser 50 MMDH/anDifficile

Financement de l'économie

Créer une BPI et atteindre 50 MMDH mobilisés chaque année est envisageable, mais très exigeant. Il faudrait lancer l’institution tôt, obtenir les autorisations nécessaires, éviter les doublons avec les outils existants et attirer durablement banques et investisseurs autour de projets solides.

Rendre obligatoire la cotation en bourse des banques, assurances, télécoms et distributeurs d'hydrocarburesDonnées insuffisantes

Marché financier & Concurrence

Le marché comptait 80 sociétés cotées fin 2025, avec trois introductions cette année-là. Mais la promesse ne dit pas quelles entreprises sont concernées, ce qu’est une grande entreprise ou une rente, ni quelle part du capital doit être ouverte. Sans ces éléments, il est impossible de chiffrer les admissions annuelles, les besoins de liquidité et les effets juridiques.

Relever l'exonération de l'IR à 60.000 DH et créer une tranche de 40% (> 500.000 DH/an)Possible

Fiscalité

Le barème peut être modifié par une loi de finances pendant le mandat. Le changement augmente l’exonération actuelle et le taux marginal supérieur, mais son effet net sur les recettes reste inconnu sans données détaillées sur les contribuables concernés. Une compensation doit être prévue si le rendement est négatif.

Instituer un impôt de solidarité sur la fortune (ISF) déclaratif à taux progressif (0,3% à 0,5%)Difficile

Fiscalité

Une loi peut créer cet impôt, mais ses règles essentielles et l’assiette contrôlable ne sont pas définies. Le rendement annoncé de 22,4 MMDH n’est pas ventilé dans le programme. S’il était retenu, il demanderait une base effectivement recouvrée très importante et des capacités nouvelles de déclaration, valorisation et contrôle.

Transférer les actifs de la Samir à l'État et encadrer les prix et marges des hydrocarburesDifficile

Énergie & Régulation

La mesure combine une reprise d’actifs dans une liquidation ancienne et une réforme distincte de la réglementation des carburants. Elle peut avancer en cinq ans seulement avec une solution juridiquement exécutoire pour les créanciers, une valorisation et un financement transparents, ainsi qu’un cadre de prix compatible avec la sécurité d’approvisionnement.

Porter le dessalement à 1,7 milliard m³/an et la disponibilité en eau douce à 1.200 m³/habitant/anNon réalisable

Eau & Environnement

La hausse du dessalement vers 1,7 milliard de m³ correspond à une ambition publique, mais exige déjà plus que quadrupler la capacité de 2026. Avec l’indicateur habituel de ressources par personne, 1.200 m³ en 2031 nécessiterait 46,1 milliards de m³ par an. Même en comptant tout le dessalement prévu, il manque 22,4 milliards de m³. Aucun apport nouveau de cette ampleur n’est décrit.

Déployer un soutien ciblé à 400.000 petites exploitations agricoles (< 5 ha)Difficile

Agriculture

Atteindre 400 000 exploitations exige de soutenir 80 000 fermes distinctes par an. Les canaux d’aide existent, mais l’identification fiable des bénéficiaires, le foncier non immatriculé ou indivis, le manque de conseil agricole et l’absence d’un budget exclusivement réservé à cette mesure créent un risque d’exécution élevé.

Réduire le déficit en logements de 350.000 à moins de 200.000 unitésPossible

Habitat & Logement

Le rythme nécessaire, supérieur à 30 000 réductions nettes par an depuis la base du programme, est exigeant mais proche d’un ordre de grandeur déjà observé dans la dynamique du parc urbain. Il dépend d’un ciblage territorial, du foncier équipé, de logements abordables et d’une mobilisation réellement effective des logements vacants.

Construire dans les régions 3 data centers nationaux alimentés par les énergies renouvelablesDonnées insuffisantes

Numérique & Données

Construire trois centres en cinq ans est une cible concrète, mais les informations essentielles manquent: capacité, régions, coût complet, raccordement renouvelable et niveau de sécurité. Les sources confirment des besoins de souveraineté et de cybersécurité, sans permettre de vérifier que le budget annoncé suffit.

Interdire totalement aux membres du gouvernement la gestion d'entreprises privéesPossible

Moralisation & Transparence

Le changement porte sur une exception identifiée dans une loi organique existante. Il peut être adopté pendant le mandat si une majorité le soutient et si la Cour constitutionnelle le valide. Pour empêcher les contournements, le texte doit aussi préciser ce qui constitue un contrôle effectif et organiser des contrôles réels.

Rendre obligatoire l’enseignement de l’amazighDonnées insuffisantes

Amazighité & Éducation

Le caractère obligatoire figure déjà dans le cadre pédagogique. Le programme ne précise ni les cycles et établissements à couvrir réellement, ni l’échéance, ni le besoin d’enseignants. Le repère de 40 % au primaire montre un déploiement incomplet, mais ne permet pas de mesurer une généralisation nationale.

Abolir définitivement le mariage des mineures et instaurer la tutelle légale conjointePossible

Droits des femmes & Famille

Une loi peut supprimer les dérogations avant 18 ans et instaurer la tutelle conjointe d’ici 2031. Cela suppose une majorité pour réviser la Moudawana et un suivi sérieux dans les tribunaux. La réforme des actes officiels ne garantit pas, à elle seule, la disparition des unions informelles.

Obliger les partis à désigner des têtes de liste féminines dans au moins une circonscription par régionPossible

Parité politique & Élections

Le droit réserve déjà aux femmes les deux premières positions des listes régionales. Si la mesure vise les listes locales, elle ajoute une exigence limitée par région et peut être mise en place par modification organique. Le texte doit toutefois préciser les listes concernées, les partis visés et la conséquence d’une candidature non conforme.

Remplacer l'admission temporaire de 6 mois par une « Vignette admission prolongée » pour les MREDonnées insuffisantes

MRE & Douanes

Le régime actuel est clairement fixé à 180 jours par année civile. La « vignette admission prolongée » ne précise ni sa durée, ni les personnes ou véhicules concernés, ni ses conséquences douanières et fiscales. Ces éléments sont indispensables pour évaluer le délai, le coût, le contrôle aux frontières et le risque de revente irrégulière.

Doubler le budget du ministère des Affaires étrangères en 5 ansDifficile

Diplomatie

Le budget ministériel de 2026 est de 5,105 MMDH ; le doublement exige 10,210 MMDH en 2031. Une hausse régulière demanderait près de 15,3 MMDH supplémentaires cumulés, presque toute l’enveloppe annoncée pour l’axe diplomatique entier. La hausse 2025-2026 n’était que de 3,1 %. Le doublement reste possible, mais requiert cinq arbitrages budgétaires successifs très soutenus.