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Rose · USFP

Union Socialiste des Forces Populaires

الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية

Résultats nationaux

sièges

26

6,6 % · 395

·

Circonscriptions
15
Listes régionales
11
Score
6,8 %

Partis membres

  • USFP

Direction et rôle parlementaire

Direction

Driss Lachgar

Rôle parlementaire

Coalition gouvernementale

Sièges par région

Programme 2026–2031

Programme électoral articulé autour de l'État social, de la démocratie et de l'équité territoriale. Il vise une croissance annuelle d'au moins 6 %, un déficit budgétaire limité à 3 %, la création de 250 000 emplois industriels, la généralisation de la numérisation administrative, la réforme fiscale progressive et le renforcement des services publics de santé et d'éducation.

Engagements phares

Atteindre un taux de croissance économique annuel d'au moins 6 % d'ici 2031Difficile

النمو الاقتصادي

La promesse est l’atteinte de 6 % en 2031, non une obligation de 6 % chaque année. Le scénario FMI projette 4 % en 2031 et le HCP 3 % en 2027. Atteindre 6 % reste envisageable, mais exige une accélération exceptionnelle et durable de la productivité, de l’investissement privé et des exportations.

Maintenir le déficit budgétaire sous le seuil de 3 % du PIB d'ici 2031Possible

المالية العمومية

Le déficit était de 3,5 % du PIB en 2025; le HCP prévoit 3,4 % en 2026 et 3,2 % en 2027. Atteindre au plus 3 % d’ici 2031 prolonge une trajectoire graduelle, mais dépend de recettes durables et de la maîtrise des dépenses d’investissement, sociales et de dette.

Réduire la dette publique à moins de 60 % du PIB d'ici 2031Difficile

المديونية العمومية

La faisabilité dépend d’abord de l’indicateur retenu. Fin 2024, la dette consolidée des administrations publiques était à 63,9 % du PIB, tandis que la dette du Trésor était à 67,7 %. Passer sous 60 % exige donc un ajustement modéré dans le premier cas, mais beaucoup plus marqué dans le second, avec une discipline budgétaire durable.

Réduire le déficit de la balance commerciale d'au moins 15 % d'ici 2031Difficile

الميزان التجاري

Le déficit commercial des biens a atteint 352,3 milliards de DH en 2025. Le réduire de 15 % d’ici 2031 exige une amélioration nette d’environ 52,8 milliards de DH. C’est exigeant après une hausse récente du déficit, mais envisageable si les exportations progressent durablement plus vite que les importations.

Porter l'investissement privé à 25 % du PIB d'ici 2031Difficile

الاستثمار الخاص

Les données officielles disponibles donnent un point de départ privé incomplet et non parfaitement comparable aux comptes nationaux. À PIB 2025 constant, 25 % représentent environ 430 milliards DH, très au-dessus des 90 milliards DH annuels cités par le ministère. La cible peut être approchée seulement avec une forte hausse durable des investissements privés, du crédit et des projets productifs.

Numériser 80 % des démarches et services publics d'ici 2030Difficile

إصلاح الإدارة والرقمنة

Le dernier audit indépendant situe les services entièrement numérisés à 23 % fin 2023. Atteindre 80 % au 31 décembre 2030 suppose au moins 57 points supplémentaires en quatre années pleines. Cela dépend d’une accélération continue de l’interopérabilité, du cadre juridique, de la sécurité et du déploiement dans toutes les administrations.

Généraliser le principe « le silence de l'administration vaut accord »Difficile

تبسيط المساطر الإدارية

Le droit marocain prévoit déjà que le silence vaut accord, mais seulement pour les actes inscrits sur une liste réglementaire. L’étendre à toutes les procédures éligibles exige un examen juridique national, des listes actualisées, des délais opposables et des garanties pour les tiers. Cela peut être engagé durant le mandat, mais son application générale serait exigeante.

Réduire de 70 % les délais de traitement des dossiers administratifsDonnées insuffisantes

إصلاح الإدارة

Les données disponibles donnent des plafonds légaux et un taux de retards dans un échantillon, mais ni durée moyenne nationale ni panier de dossiers défini. Une baisse de 70 % ne peut donc pas être mesurée à partir de ces chiffres. Une référence nationale et un suivi annuel public sont nécessaires avant une évaluation fiable sur cinq ans.

Adopter une loi sur l'enrichissement illicitePossible

محاربة الفساد

Un texte sur l’enrichissement illicite a déjà été déposé et examiné au Parlement. Adopter une loi pendant 2026-2031 est institutionnellement faisable, mais son contenu devra régler les garanties constitutionnelles, la preuve, les déclarations de patrimoine et les moyens de contrôle. Le mot « avancé » n’est pas défini.

Créer un fonds d'appui aux lanceurs d'alerte contre la corruptionPossible

محاربة الفساد وحماية الشهود

Les sources examinées montrent des protections incomplètes et une stratégie récente pour sécuriser les signalements, mais pas de fonds dédié identifié. Créer un mécanisme d’aide sur cinq ans est faisable si une base légale, une dotation annuelle et une gestion indépendante sont votées. Son coût ne peut pas être chiffré sans barème ni volume de dossiers.

Créer un observatoire national des prix et des marges bénéficiaires des produits de basePossible

حماية المستهلك والأسعار

Créer un observatoire et le rendre opérationnel avant 2031 est institutionnellement réalisable. Le Maroc dispose déjà de données régulières sur les prix et d’une autorité indépendante de concurrence. Le point décisif sera d’obtenir légalement des données fiables sur les coûts et les marges, tout en protégeant le secret des affaires. Cela ne garantit pas, à lui seul, une baisse des prix.

Allouer au moins 60 % des nouveaux investissements publics aux régions déficitairesDonnées insuffisantes

العدالة المجالية والجهوية

La promesse parle d’une hausse d’au moins 60 % des budgets nouveaux dirigés vers des régions en déficit, mais elle ne définit ni ces régions, ni les indicateurs, ni le budget de départ, ni le périmètre concerné. L’enveloppe nationale 2026 de 380 milliards DH ne permet pas de combler ces lacunes. La faisabilité ne peut donc pas être établie de façon vérifiable.

Créer des circonscriptions électorales dédiées aux Marocains du mondeDifficile

مغاربة العالم

Pour le scrutin du 23 septembre 2026, le dispositif officiel pour les électeurs résidant à l’étranger reste la procuration, et non des circonscriptions dédiées. Des circonscriptions de diaspora exigeraient une nouvelle réforme organique, la définition des sièges et du découpage, puis une organisation compatible avec les pays d’accueil. Cela reste faisable avant 2031, mais politiquement et administrativement exigeant.

Porter le taux de valorisation industrielle des produits agricoles à 70 %Données insuffisantes

السيادة الغذائية والصناعة التحويلية

Les infrastructures et soutiens agroalimentaires existent, mais aucun indicateur public actuel et comparable ne définit la « valorisation industrielle » visée ni son niveau de départ. Sans numérateur, dénominateur et année de référence, l’ampleur réelle de l’effort vers 70 % ne peut pas être établie de manière fiable.

Porter le taux de fabrication locale des médicaments à plus de 80 %Données insuffisantes

السيادة الدوائية والصحة

Les sources ministérielles citent 70 % puis 80 % de couverture des besoins en médicaments. Elles ne fournissent pas une mesure auditée, stable et strictement équivalente à la part de médicaments fabriqués localement. Le point de départ et l’effort nécessaire pour dépasser 80 % restent donc indéterminés.

Créer 250 000 nouveaux emplois industrielsDifficile

التشغيل والصناعة

Il faut créer 50 000 emplois industriels nets par an pendant cinq ans. Le baromètre officiel relève 42 714 créations nettes en 2024, une année qualifiée d’exceptionnelle. Dépasser durablement ce rythme exige que les pôles, investissements, foncier et formations produisent des emplois additionnels vérifiables.

Réserver 20 % de la commande publique aux entreprises industrielles nationalesPossible

الطلب العمومي ودعم الإنتاج الوطني

Le cadre actuel prévoit une préférence nationale de 15 % et une réservation de 30 % pour certaines petites structures, mais pas de quota industriel national de 20 %. Une telle règle peut être instaurée durant le mandat, à condition de modifier le cadre applicable, respecter les engagements internationaux et contrôler les attributions.

Réduire le taux de chômage des jeunes à moins de 15 %Difficile

تشغيل الشباب والبطالة

Au T2 2026, le chômage strict des 15-24 ans était de 27,2 %. Descendre sous 15 % d’ici 2031 demande une baisse de plus de 12,2 points. Les crédits et programmes existants peuvent aider, mais il faudrait une création durable et massive d’emplois rémunérés pour les jeunes.

Réduire les délais de paiement à moins de 30 jours pour les PMEPossible

المقاولات الصغرى والمتوسطة وآجال الأداء

Le programme place cet engagement dans la commande publique. L’État et les collectivités payaient déjà en moyenne en 18 jours en 2024 ; les établissements et entreprises publics étaient à 31,7 jours. Passer sous 30 jours est réaliste, mais aucune statistique publiée ne mesure séparément les paiements reçus par les seules PME.

Créer une banque publique d'investissement et de développement pour les PMEPossible

التمويل البنكي والاستثمار

Créer et mettre en service une banque publique spécialisée avant 2031 est réalisable sur le plan institutionnel. Mais le programme ne chiffre ni le capital, ni le volume des prêts, ni le coût des garanties. La création de l’établissement ne prouve donc pas, à elle seule, sa future capacité de financement.

Réduire d'au moins 2 points les tranches de l'IR et relever le seuil d'exonération à 50 000 DHPossible

العدالة الجبائية والضريبة على الدخل

Le seuil exonéré est déjà de 40 000 DH. Le porter à 50 000 DH et réduire des taux de deux points peuvent être décidés par loi de finances avant 2031. La difficulté est budgétaire : le programme ne précise ni les tranches concernées ni un chiffrage fiable des recettes de compensation.

Instaurer un impôt progressif sur les grandes fortunes au profit des services sociauxDonnées insuffisantes

العدالة الجبائية والتضامن

Le programme annonce un impôt progressif sur les grandes fortunes et un registre d’actifs, mais ne fixe ni seuil, ni taux, ni assiette, ni recette attendue. Il est donc impossible d’évaluer le rendement, le coût administratif ou la part réellement finançable des services sociaux avant que ces paramètres soient définis.

Porter la part des énergies renouvelables dans la production électrique à plus de 60 % d'ici 2030Difficile

الطاقة والانتقال الأخضر

La part renouvelable était annoncée à 27 % de la production électrique fin 2024. Dépasser 60 % en 2030 exige une accélération exceptionnelle des centrales, réseaux et moyens de flexibilité. Le programme d’investissements et la capacité d’accueil rendent cela techniquement envisageable, mais la livraison effective reste le risque déterminant.

Porter la dépense nationale en recherche et innovation à 2 % du PIBDifficile

البحث العلمي واقتصاد المعرفة

La dernière donnée comparable disponible place la R-D nationale à 0,8 % du PIB en 2019; atteindre 2 % impose donc de multiplier l’effort par 2,5. Ce rattrapage peut techniquement être engagé, mais exige une progression annuelle exceptionnelle de la R-D publique et privée, ainsi que davantage de chercheurs et de capacités de recherche. L’absence de série récente accroît l’incertitude.

Réduire les dépenses de santé directes des ménages à moins de 20 % du coût globalDifficile

الصحة وتغطية العلاج

Le dernier compte national publié donne 38 % de paiements directs des ménages en 2022. Passer sous 20 % en cinq ans suppose un recul de plus de 18 points, beaucoup plus rapide que celui observé entre 2018 et 2022. L’extension de l’AMO aide, mais un remboursement réellement effectif et durable est indispensable.

Atteindre 4,5 professionnels de santé pour 1 000 habitantsNon réalisable

الرأسمال البشري الطبي

L’indicateur « prestataires de soins » n’est pas défini avec précision. Même avec la base comparable du Nouveau Modèle de Développement, passer de 2 à 4,5 pour 1 000 exige environ 92 000 professionnels nets en cinq ans. Ce même seuil était planifié pour 2035, pas 2031.

Réduire le taux d'abandon scolaire dans l'enseignement obligatoire à moins de 2 % d'ici 2030Difficile

التعليم ومحاربة الهدر المدرسي

En 2024-2025, les sorties déclarées du primaire et du collège totalisent 217 540. Rapportées aux effectifs publiés, elles donnent un indicateur de 3,9 % ; passer sous 2 % supposerait d’éviter plus de 105 000 sorties par an selon la même mesure. Les dispositifs existants aident, mais l’effort à maintenir en milieu rural et au passage au collège serait considérable.

Généraliser l'enseignement préscolaire gratuit et de qualité dès l'âge de 4 ansPossible

التعليم الأولي المجاني

Le ministère rapporte une hausse de la préscolarisation de 79 % en 2023-2024 à 85 % en 2025-2026 et vise déjà la généralisation en 2027-2028. Une couverture complète en 2030-2031 correspond au rythme récent. Elle dépend toutefois d’un financement durable, de l’accès rural, d’éducateurs formés et de la vérification de la gratuité et de la qualité pour chaque place.

Porter le taux d'activité économique des femmes à 30 % d'ici 2030Non réalisable

التمكين الاقتصادي للنساء

Le taux d’activité féminin était de 19,0 % en 2025 et a légèrement reculé. Atteindre 30 % en 2030 demanderait environ 1,6 million de femmes actives supplémentaires, même en supposant une population constante. Cette hausse dépasse très fortement les évolutions récentes et nécessiterait une mobilisation exceptionnelle vers l’emploi ou la recherche active d’emploi.

Porter progressivement le budget de la culture à au moins 2 % du budget général de l'ÉtatDifficile

الاستثمار في الثقافة

La note budgétaire 2026 attribue 1,427 milliard de DH au département de la Culture, après une hausse annuelle de 8,79 %. Atteindre 2 % du budget général exigerait plusieurs années de réallocations permanentes beaucoup plus élevées. L’écart exact ne peut être audité tant que le programme ne définit pas les dépenses culturelles et le budget total retenus.