
97 sièges sur 395 : le Parti authenticité et modernité (PAM) a remporté les législatives de 2026 avec une avance nette — 31 sièges devant le RNI — mais sans la majorité absolue. Décomposons cette victoire, voix par voix, circonscription par circonscription. La fiche complète du parti détaille son programme et ses élus.
La structure du score
Le PAM doit son score à deux jambes : les circonscriptions locales, où il a élu 85 députés, et les listes régionales, qui lui ont rapporté 12 sièges supplémentaires.
| Rubrique | Sièges | Part du total PAM |
|---|---|---|
| Circonscriptions locales | 85 | 88 % |
| Listes régionales | 12 | 12 % |
| Total | 97 | 100 % |
En voix, la victoire est nette mais pas écrasante : 2 109 152 suffrages, soit 21,7 % des 9 738 526 exprimés. Le pari du parti — présent partout, dominant nulle part massivement — se lit dans cet écart entre un cinquième des voix et un quart des sièges.
| Parti | Voix | % |
|---|---|---|
| PAM | 2 109 152 | 21,7 % |
| Istiqlal | 1 505 616 | 15,5 % |
| PJD | 1 426 346 | 14,6 % |
| RNI | 1 359 098 | 14,0 % |
| MP | 702 471 | 7,2 % |
| USFP | 658 025 | 6,8 % |
Où le PAM gagne — et où il plafonne
La géographie du vote PAM dessine une carte du Royaume en deux vitesses. Le parti arrive en tête dans la plupart des régions du Nord et du Centre : Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (9 sièges), l'Oriental (9), Fès-Meknès (12), Rabat-Salé-Kénitra (11), Casablanca-Settat (15).
Mais deux régions du Sud lui échappent : Souss-Massa, où l'Istiqlal le devance (7 contre 6), et Laâyoune-Sakia El Hamra, également acquise à l'Istiqlal (6 contre 4). À Casablanca-Settat, le PJD lui dispute la première place au coude-à-coude : 15 sièges contre 14.
Le PAM est le parti des périphéries urbaines et du monde rural atlantique ; il reste vulnérable dans le Souss et dans les provinces du Sud, où l'Istiqlal a su conserver ses réseaux.
La mécanique des 97
Trois facteurs expliquent la performance :
- La dispersion des opposants. Avec 21,7 % des voix, le PAM a profité d'une opposition divisée en quatre blocs (Istiqlal 15,5 %, PJD 14,6 %, RNI 14,0 %) qui se neutralisent circonscription par circonscription.
- Le scrutin majoritaire à un tour. Dans les circonscriptions rurales, où l'avance du PAM est souvent mince, le ticket de tête suffit : pas de second tour pour rassembler les opposants.
- La fidélité des listes régionales. Les 12 sièges de liste régionale compensent les défaites locales — notamment à Casablanca et à Rabat.
Ce que 97 veut dire pour la suite
La victoire du PAM est large mais fragile : 97 sièges, c'est un quart de la Chambre seulement. Le parti n'existe au pouvoir que par sa coalition — et son hégémonie interne dépendra de sa capacité à tenir ensemble 97 députés pendant cinq ans. L'histoire récente du Royaume regorge de partis arrivés en tête qui ont fondu en cours de législature : le PJD en est l'exemple le plus frappant, passant de 125 sièges en 2016 à 13 en 2021… avant de rebondir à 54 cette année.
La leçon est claire : au Maroc, arriver premier n'est pas un titre de propriété — c'est une option d'achat sur la coalition. Le PAM a exercé cette option le 12 octobre avec l'Istiqlal, l'USFP et le PPS.
Mis à jour le 27 octobre 2026
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Questions fréquentes
Combien de voix le PAM a-t-il obtenues en 2026 ?
2 109 152 voix, soit 21,7 % des 9 738 526 suffrages exprimés — le premier parti du Royaume en voix comme en sièges (97).
Comment se décomposent les 97 sièges du PAM ?
85 sièges de circonscriptions locales et 12 sièges de listes régionales — 88 % du total vient du scrutin local.
Où le PAM a-t-il perdu ?
Dans deux régions du Sud : Souss-Massa (7 sièges pour l'Istiqlal contre 6 au PAM) et Laâyoune-Sakia El Hamra (6 contre 4). À Casablanca-Settat, le PJD le suit à un siège près (15 contre 14).